jeudi 13 mars 2014

Cakes aux Carambars®


Si vous remontez loin dans les archives de ce blog, vous tomberez déjà sur une recette de Cakes aux Carambars® (ICI). 
Quand je vois les photos que je faisais aux débuts de la création de ce blog, je me dis que j'ai qu'en même sacrément progressé!! Et peut-être pas qu'en photos d'ailleurs... 

Depuis cette époque, on peut dire que le maintenant célèbre Cake aux Carambars® est devenu un ultra classique de la blogosphère culinaire et c'est tant mieux, parce que c'est vraiment ultra bon!!
Je ne sais pas si j'aurais pensé à en refaire si une de mes amies ne m'en avait pas passé commande... 
Je voulais lui faire des mini individuels et rectangulaires mais j'ai dû m'y reprendre à deux fois :(
La première fournée, je suis partie de la même recette que celle faite il y a de nombreuses années maintenant, mais le résultat visuel était vraiment très décevant et je dois aussi avouer que gustativement je ne les trouvais pas aussi géniaux que le souvenir que j'en avais... Une texture légèrement spongieuse et un goût pas suffisamment marqué de Carambars®... je ne sais pas, peut-être que ça venait justement du fait qu'ils étaient petit, cette recette est certainement faite pour être faite en grand. Du coup j'ai réfléchi à une autre recette. Ce que je voulais vraiment au final c'était une texture ultra moelleuse et fondante en bouche mais aussi et surtout que mes cakes gardent cette texture plusieurs jours sans se détériorer car ils allaient devoir faire un petit voyage jusqu'à Nice. Finalement, la seule solution qui m'est venue à l'esprit c'était de partir d'une base de financier. Et là, bingo!! une texture au top, un goût de Carambar® encore plus présent et surtout une forme impeccable. J'étais tellement contente de cette recette que je suis obligée aujourd'hui de la partager avec vous. Si vous avez déjà eu l'occasion de tester l'autre et donc de pouvoir faire un comparatif, n'hésitez surtout pas à venir me donner votre point de vu!! En tout cas, pour ma part (et celle de mon amie aussi) c'est tout vu, c'est cette version ci que je conserve!!


* Pour une Vingtaine de Cakes individuels *
7,9 x 2,9 cm
Hauteur 3 cm


20 Carambars®
150 g de beurre 1/2 sel
150 g de sucre
60 g de farine
80 g de poudre d'amandes
120 g de blancs d'oeufs (+/- 4 blancs)


Préchauffer le four à 180°
Placer les Carambars® et le beurre coupé en parcelles dans une petite casserole et laisser doucement sur feu doux en remuant fréquemment. Une fois le mélange parfaitement fondu et bien homogène, le laisser tiédir.
Dans un le bol d'un robot muni du fouet, verser la poudre d'amandes, la farine et le sucre. Mélanger à la cuillère, creuser un puits et y ajouter les blancs d'oeufs. Fouetter à faible vitesse jusqu'à ce que les blancs soient parfaitement incorporés. Augmenter la vitesse au maximum et fouetter 1 min encore.
Cesser de fouetter le temps d' ajouter le mélange beurre/Carambars® fondu et tiédi. Mélanger sur vitesse minimale pour bien l'incorporer puis augmenter la vitesse au maximum et fouetter 2 min pour obtenir un appareil parfaitement lisse et homogène.
Bien sûr, toutes ces étapes sont parfaitement réalisables avec un fouet à main. Il faut juste avoir un bon coup de poignet :)
Verser dans les empreintes d'un moule en silicone à mini Cakes jusqu'à 1/2 cm du bord.
Cuire 20 min 
 (Vérifier la cuisson à l'aide de la pointe d'un couteau et si besoin prolonger encore de quelques minutes).
Laisser tiédir quelques secondes avant de démouler et de laisser refroidir entièrement sur une grille.


lundi 10 mars 2014

Brioche à Effeuiller aux Pralines Roses


Après les Tourbillons Briochés à la Myrtille et les Briochettes au Chocolat, voici la troisième et dernière variété de brioche réalisée ce week-end.
Ça faisait très longtemps que le façonnage feuille de la brioche me faisait de l'oeil et mon homme m'ayant réclamé des pralines roses, j'ai donc opté pour une Brioche à effeuiller aux Pralines Roses.
J'ai adoré façonner cette brioche à la forme si originale qui aux premiers abords peut sembler inabordable, mais il n'en est rien! c'est un jeu d'enfant à faire. On étale la pâte, on la découpe en petits carrés bien réguliers et on ajoute la garniture choisie. Après quoi il n'y a plus qu'à empiler tous les petits carrés les uns sur les autres et à déposer le tout dans un moule à cake un peu haut.
Ici, le choix des pralines roses fait qu'à la cuisson elles fondent, coulent au fond du moule, caramélisent tout en se mélangeant à la pâte créant ainsi une brioche d'une gourmandise extrême!! 
Cette version-ci est de loin celle que j'ai préférée, je peux même dire qu'elle m'a littéralement faite fondre de plaisir!!


Pour une Brioche à effeuiller  *
A faire la veille de la dégustation 
(recette au robot)
***


250 g de farine riche en gluten (de gruau ou Type 45*
6 g de sel fin **
35 g de sucre semoule ***
10 g de levure fraîche de boulangerie
1 c à s de lait ****
150 g d'oeufs entiers (+/- 3 oeufs*****
125 g de beurre doux à t° ambiante coupé en dés ******
~
250 g de pralines roses concassées
pour la dorure:
1 oeuf entier
1 c à c de lait (apporte de l'onctuosité à la dorure, mais il est facultatif)
1 petite pincée de sel  (l'oeuf étant composé du jaune qui a un pouvoir "émulsifiant" et de blanc qui a un pouvoir "liant", le sel dans la dorure va permettre de "délier le blanc" de l'oeuf et donc d'avoir une dorure plus homogène et fluide. Le sel va également donner un peu plus de couleur à la dorure)
~
* Il faut utiliser une farine riche en gluten (de gruau ou type 45) pour être sûr d'obtenir après pétrissage une pâte bien développée qui aura du corps, c'est-à-dire de l'élasticité et de la résistance.
La farine de gruau est une farine fine et très pure. Elle est obtenue à partir d'un mélange de blés meuniers sélectionnés particulièrement riches en gluten et possède un pouvoir levant double de l'ordinaire. Elle apporte une grande tolérance au travail, un très bon développement, une saveur nature et une excellente conservation du produit.
La farine de type 45 est une farine pâtissière riche en gluten, c'est la plus pure et la plus fine de toutes. Son taux d'extraction est de 70% (masse de farine finale obtenue par rapport à la masse de blé de départ utilisée). Plus le taux d'extraction est élevé, plus la farine est complète et sombre (puisque riche en écorces de blé). Par exemple, le taux d'extraction pour une farine complète type 150 est de 95%.
Les types de farines vont de 45 à 150, et plus ce nombre est élevé, moins la farine est pure et blanche, et plus elle est complète.
** L'adjonction de sel fin dans la pâte mettra en valeur son arôme. Il donne du goût et de la saveur. De plus, il améliore les propriétés élastique de la pâte et lui apporte de la ténacité (fermeté). En augmentant l'élasticité du gluten, il donne plus defermeté et améliore la maniabilité. Il régularise la fermentation en ralentissant très légèrement l'activité des cellules de levure, ce qui favorise également la coloration de la croûte. Il contribue finalement à la fixation de l'eau qui permet à la mie de garder son aspect moelleux et accélère le ramollissement de la croûte. Il joue un rôle important dans la conservation du produit fini puisqu'il a une action antiseptique.
ATTENTION: il est capital que le sel ne rentre en contact direct avec la levure, sinon il viendrait bloquer tous ses effets.
*** Le sucre, en plus d'apporter un goût sucré, va rendre la mie plus humide et va favoriser la coloration de la croûte lors de la cuisson. Il assure également à la levure une bonne fermentation avec un bon développement. ATTENTION, comme pour le sel, le sucre ne doit pas entrer en contact direct avec la levure au risque de la tuer.
**** Le lait apporte de la richesse. Il colore la croûte tout en la gardant fondante. Il participe au moelleux de la mie et active la fermentation grâce au lactose qu'il contient (sucre du lait). Il doit être tiède, à une t° d'environ 30°: ce point est primordial pour faire gonfler la levureSi le liquide est trop froid, les effets de levure seront bloqués, si au contraire il est trop chaud, il la tue la rendant inutile.
***** L'oeuf améliore l'émulsion grâce à  sa lécithine (émulsifiant naturel contenu dans le jaune) qui agit sur les pâtes levées: assoupliraméliore l'extensibilitéaugmente le volume des produits en agissant sur l'élasticité et la souplessedu gluten. Elle favorise les liaisons entre l'eau et les matières grasses. Elle apporte une meilleure texture au produit ainsi qu'un plus grand moelleux. De plus, elle favorise la conservation des produits.
L'oeuf, donnera une couleur jaune et modifiera positivement le goût. Pendant la cuisson, il sert à raffermir la texture de la pâte et à l'aérer beaucoup plus. Il l'assouplit et la rend plus tolérante.
****** Le beurre va améliorer la conservationaffiner la croûte qui sera plus fondante et rendre la porosité de la mie plus fine, mais aussi plus moelleuse. Un arôme et une odeur typique s'y dégagent. Le goût ne sera que plus savoureux. Il permet d'assouplir la pâte, mais aussi de l'alourdir.
Le beurre doit être mou et surtout pas fondu!! idéalement, il est doit être à la même température que la pâte.


Tiédir le lait quelques secondes au micro-ondes (attention, il doit être tiède +/- 30° et surtout pas chaud au risque de tuer la levure et donc de la rendre inutile). Y émietter la levure et la laisser gonfler à couvert dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air pendant 15 min.
Verser dans le bol d'un robot la farine, le sel et le sucre. Mélanger à l'aide d'une cuillère. Creuser un puits et y verser la levure et les oeufs. Mélanger avec la feuille 5 min. Bien racler les parois du bol, ajouter le beurre et laisser pétrir 15 min au crochet jusqu'à ce que la pâte se décolle des parois du bol: la pâte est alors lisse, soyeuse et bien souple.
Couvrir d'un torchon et laisser pointer (reposer) 2 heures à t° ambiante.
Au bout de ce temps, la faire retomber (rompre/dégazer) avec le poing et la pétrir de nouveau toujours au crochet pendant 5 min de façon à la ramener à son volume initial. Cette opération chasse le gaz carbonique formé durant la fermentation.
Placer la pâte dans un récipient à bords hauts fermant hermétiquement et la placer au réfrigérateur pour minimum 12 heures.


Sortir la pâte du réfrigérateur et la faire revenir à t° ambiante environ 15 min. La rompre de nouveau en la rabattant et en la repliant plusieurs fois sur elle-même, la soulever avec les mains pour la faire retomber d'un coup sec. Il est important de rompre la pâte pour pouvoir reformer le réseau de gluten et le rendre plus élastique.
Fariner le plan de travail et étaler la pâte au rouleau de sorte à lui donner une forme rectangulaire de
Couper en carrés réguliers (il en faut 12 au total).
Saupoudrer chaque carré d'une belle poignée de pralines roses.
Superposer les carrés les uns sur les autres et déposer l'ensemble dans un moule à cake de taille standard en silicone.
Couvrir d'un linge et  laisser lever à t° ambiante à l'abri des courants d'air 2 heures.
Préchauffer le four à 180°
Passer la dorure au pinceau.
Cuire  30 min en surveillant bien la coloration qui doit rester légère (au besoin, couvrir d'une feuille de papier aluminium).
Retirer du four,  laisser tiédir quelques secondes et démouler.
Déguster tiède, à peine sortie du four, c'est là que c'est le meilleur!! Et pas besoin de couteau pour la découper, il suffit juste de l'effeuiller...

Briochettes au Chocolat


Je vous disais ce matin que ce week-end j'avais fait de la brioche. Mon homme m'avait réclamé des briochettes au chocolat en plus de celles à la confiture (ICI). 
Pour cette version, je n'ai pas cherché de forme particulière. Juste de petites boules que j'ai très généreusement garnies de grosses pépites de chocolat noir (des chunks) comme il le souhaitait.
La recette de la brioche reste donc toujours la même, seul le façonnage diffère et la garniture bien sûr.
J'ai choisi ici de mettre du chocolat noir, mais ça marche aussi tout à fait bien avec du chocolat au lait, du blanc, un mélange des 3... on peut aussi leur faire un petit coeur avec de la pâte à tartiner, de la confiture de fruits rouges ou une marmelade d'oranges, de la crème de marrons... le chocolat peut laisser sa place aux raisins secs ou aux écorces d'agrumes confites, bref vous l'aurez compris, vous pouvez y mettre tout ce qui vous fait plaisir!
Evidemment, elles sont moins recherchées que les petits tourbillons à la myrtille, mais elles sont tout aussi gourmandes :)


Pour une dizaine de Briochettes  *
A faire la veille de la dégustation 
(recette au robot)
***


250 g de farine riche en gluten (de gruau ou Type 45
6 g de sel fin 
35 g de sucre semoule 
10 g de levure fraîche de boulangerie
1 c à s de lait 
150 g d'oeufs entiers (+/- 3 oeufs
125 g de beurre doux à t° ambiante coupé en dés
150 g de grosses pépites de chocolat noir (chunks)
pour la dorure:
1 oeuf entier
1 c à c de lait 
1 petite pincée de sel


Tiédir le lait quelques secondes au micro-ondes (attention, il doit être tiède +/- 30° et surtout pas chaud au risque de tuer la levure et donc de la rendre inutile). Y émietter la levure et la laisser gonfler à couvert dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air pendant 15 min.
Verser dans le bol d'un robot la farine, le sel et le sucre. Mélanger à l'aide d'une cuillère. Creuser un puits et y verser la levure et les oeufs. Mélanger avec la feuille 5 min. Bien racler les parois du bol, ajouter le beurre et laisser pétrir 15 min au crochet jusqu'à ce que la pâte se décolle des parois du bol: la pâte est alors lisse, soyeuse et bien souple.
Couvrir d'un torchon et laisser pointer (reposer) 2 heures à t° ambiante.
Au bout de ce temps, la faire retomber (rompre/dégazer) avec le poing et la pétrir de nouveau toujours au crochet pendant 5 min de façon à la ramener à son volume initial. Cette opération chasse le gaz carbonique formé durant la fermentation.
Placer la pâte dans un récipient à bords hauts fermant hermétiquement et la placer au réfrigérateur pour minimum 12 heures.
Sortir la pâte du réfrigérateur et la faire revenir à t° ambiante environ 15 min. La rompre de nouveau en la rabattant et en la repliant plusieurs fois sur elle-même, la soulever avec les mains pour la faire retomber d'un coup sec. Il est important de rompre la pâte pour pouvoir reformer le réseau de gluten et le rendre plus élastique.
Diviser la pâte en morceaux de 80 g chacun.
Fariner légèrement le plan de travail et aplatir grossièrement chaque morceaux avec la paume de la main. Ajouter 25 g de chunks par morceaux. Bouler joliment et déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Continuer de même jusqu'à épuisement de la pâte.
Couvrir d'un linge et  laisser lever à t° ambiante à l'abri des courants d'air 2 heures.
Préchauffer le four à 180°
Passer la dorure au pinceau.
Cuire 20 min en surveillant bien la coloration qui doit rester légère (au besoin, couvrir d'une feuille de papier aluminium).
Retirer du four,  laisser tiédir quelques secondes.
Déguster tiède, à peine sortie du four, c'est là que c'est le meilleur!!


Tourbillons Briochés à la Myrtille


Le week-end, quand j'ai du temps devant moi, j'adore préparer de la brioche. Je me mets à la réalisation de la pâte le samedi dans l'après-midi et comme ça, nous avons nos brioches toutes chaudes pour le petit déjeuner du dimanche. Je ne connais rien de meilleur que la brioche fraîchement sortie du four!!
A chaque fois, et même si je ne me lance jamais dans des choses trop compliquées, j'essais de varier les formes et les garnitures. Par contre, je parts toujours de la même recette. Maintenant que je tiens LA bonne, je ne la lâche plus (j'en parle ICI, c'est la pâte pour la brioche Nanterre).
Pour cette fournée là j'en parlais avec mon homme, souhaitant connaître ses envies (j'aurais peut-être dû éviter...). Il m'a dit qu'il aimerait des gros chunks de chocolat, de la praline rose et pourquoi pas aussi de la crème pâtissière... mais aussi et surtout une avec de la confiture dedans. Il me restait justement de la confiture de Myrtilles suite à la réalisations de mes éclairs. J'ai donc décidé de réaliser des petits tourbillons briochés avec.
On a trouvé ça trop mimi.... ces toutes petites brioches pas plus grandes qu'un muffin avec cette jolie découpe qui laisse apparaître la confiture s'enroulant autour de la pâte à brioche.
C'est vraiment très facile à faire mais ça peut faire son petit effet.


Pour une Vingtaine de Tourbillons Briochés  *
A faire la veille de la dégustation 
(recette au robot)
***


250 g de farine riche en gluten (de gruau ou Type 45) *
6 g de sel fin **
35 g de sucre semoule ***
10 g de levure fraîche de boulangerie
1 c à s de lait ****
150 g d'oeufs entiers (+/- 3 oeufs) *****
125 g de beurre doux à t° ambiante coupé en dés ******
~
1 pot de confiture de Myrtilles Sauvages
pour la dorure:
1 oeuf entier
1 c à c de lait (apporte de l'onctuosité à la dorure, mais il est facultatif)
1 petite pincée de sel  (l'oeuf étant composé du jaune qui a un pouvoir "émulsifiant" et de blanc qui a un pouvoir "liant", le sel dans la dorure va permettre de "délier le blanc" de l'oeuf et donc d'avoir une dorure plus homogène et fluide. Le sel va également donner un peu plus de couleur à la dorure)
~
* Il faut utiliser une farine riche en gluten (de gruau ou type 45) pour être sûr d'obtenir après pétrissage une pâte bien développée qui aura du corps, c'est-à-dire de l'élasticité et de la résistance.
La farine de gruau est une farine fine et très pure. Elle est obtenue à partir d'un mélange de blés meuniers sélectionnés particulièrement riches en gluten et possède un pouvoir levant double de l'ordinaire. Elle apporte une grande tolérance au travail, un très bon développement, une saveur nature et une excellente conservation du produit.
La farine de type 45 est une farine pâtissière riche en gluten, c'est la plus pure et la plus fine de toutes. Son taux d'extraction est de 70% (masse de farine finale obtenue par rapport à la masse de blé de départ utilisée). Plus le taux d'extraction est élevé, plus la farine est complète et sombre (puisque riche en écorces de blé). Par exemple, le taux d'extraction pour une farine complète type 150 est de 95%.
Les types de farines vont de 45 à 150, et plus ce nombre est élevé, moins la farine est pure et blanche, et plus elle est complète.
 
** L'adjonction de sel fin dans la pâte mettra en valeur son arôme. Il donne du goût et de la saveur. De plus, il améliore les propriétés élastique de la pâte et lui apporte de la ténacité (fermeté). En augmentant l'élasticité du gluten, il donne plus defermeté et améliore la maniabilité. Il régularise la fermentation en ralentissant très légèrement l'activité des cellules de levure, ce qui favorise également la coloration de la croûte. Il contribue finalement à la fixation de l'eau qui permet à la mie de garder son aspect moelleux et accélère le ramollissement de la croûte. Il joue un rôle important dans la conservation du produit fini puisqu'il a une action antiseptique.
ATTENTION: il est capital que le sel ne rentre en contact direct avec la levure, sinon il viendrait bloquer tous ses effets.
 
*** Le sucre, en plus d'apporter un goût sucré, va rendre la mie plus humide et va favoriser la coloration de la croûte lors de la cuisson. Il assure également à la levure une bonne fermentation avec un bon développement. ATTENTION, comme pour le sel, le sucre ne doit pas entrer en contact direct avec la levure au risque de la tuer.
 
**** Le lait apporte de la richesse. Il colore la croûte tout en la gardant fondante. Il participe au moelleux de la mie et active la fermentation grâce au lactose qu'il contient (sucre du lait). Il doit être tiède, à une t° d'environ 30°: ce point est primordial pour faire gonfler la levureSi le liquide est trop froid, les effets de levure seront bloqués, si au contraire il est trop chaud, il la tue la rendant inutile.
 
***** L'oeuf améliore l'émulsion grâce à  sa lécithine (émulsifiant naturel contenu dans le jaune) qui agit sur les pâtes levées: assoupliraméliore l'extensibilitéaugmente le volume des produits en agissant sur l'élasticité et la souplessedu gluten. Elle favorise les liaisons entre l'eau et les matières grasses. Elle apporte une meilleure texture au produit ainsi qu'un plus grand moelleux. De plus, elle favorise la conservation des produits.
L'oeuf, donnera une couleur jaune et modifiera positivement le goût. Pendant la cuisson, il sert à raffermir la texture de la pâte et à l'aérer beaucoup plus. Il l'assouplit et la rend plus tolérante.
 
****** Le beurre va améliorer la conservationaffiner la croûte qui sera plus fondante et rendre la porosité de la mie plus fine, mais aussi plus moelleuse. Un arôme et une odeur typique s'y dégagent. Le goût ne sera que plus savoureux. Il permet d'assouplir la pâte, mais aussi de l'alourdir.
Le beurre doit être mou et surtout pas fondu!! idéalement, il est doit être à la même température que la pâte.


Tiédir le lait quelques secondes au micro-ondes (attention, il doit être tiède +/- 30° et surtout pas chaud au risque de tuer la levure et donc de la rendre inutile). Y émietter la levure et la laisser gonfler à couvert dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air pendant 15 min.
Verser dans le bol d'un robot la farine, le sel et le sucre. Mélanger à l'aide d'une cuillère. Creuser un puits et y verser la levure et les oeufs. Mélanger avec la feuille 5 min. Bien racler les parois du bol, ajouter le beurre et laisser pétrir 15 min au crochet jusqu'à ce que la pâte se décolle des parois du bol: la pâte est alors lisse, soyeuse et bien souple.
Couvrir d'un torchon et laisser pointer (reposer) 2 heures à t° ambiante.
Au bout de ce temps, la faire retomber (rompre/dégazer) avec le poing et la pétrir de nouveau toujours au crochet pendant 5 min de façon à la ramener à son volume initial. Cette opération chasse le gaz carbonique formé durant la fermentation.
Placer la pâte dans un récipient à bords hauts fermant hermétiquement et la placer au réfrigérateur pour minimum 12 heures.


Préparer une vingtaine de moules à muffins. Les graisser légèrement s'ils ne sont pas en silicone.
Les déposer sur une plaque à four.
Sortir la pâte du réfrigérateur et la faire revenir à t° ambiante environ 15 min. La rompre de nouveau en la rabattant et en la repliant plusieurs fois sur elle-même, la soulever avec les mains pour la faire retomber d'un coup sec. Il est important de rompre la pâte pour pouvoir reformer le réseau de gluten et le rendre plus élastique.
Diviser la pâte en morceaux de 80 g chacun.
Fariner légèrement le plan de travail et aplatir chaque morceaux au rouleau de sorte à obtenir une bande de pâte de 15 /10. Tartiner de confiture et rouler la pâte sur elle-même en un boudin bien régulier. A l'aide d'un couteau, couper le boudin en 2 tronçons bien réguliers. Déposer chaque tronçons dans un moule à muffins.
Continuer de même jusqu'à épuisement de la pâte.
Couvrir d'un linge et  laisser lever à t° ambiante à l'abri des courants d'air 2 heures.
Préchauffer le four à 180°
Passer la dorure au pinceau.
Cuire 20 min en surveillant bien la coloration qui doit rester légère (au besoin, couvrir d'une feuille de papier aluminium).
Retirer du four,  laisser tiédir quelques secondes et démouler.
Déguster tiède, à peine sortie du four, c'est là que c'est le meilleur!!

dimanche 9 mars 2014

Gâteau au Pavot


Il y a quelques années maintenant, avec mon homme nous sommes partis quelques jours en vacances à Prague. Nous avions trouvé cette ville magnifique et étions rentrés de notre séjour à la fois enchantés par ce que nos yeux avaient pu découvrir mais aussi par ce que nos papilles avaient pu déguster!! 
L'hôtel dans lequel nous étions descendu proposait tous les matins au petit-déjeuner (entre autre de nombreuses choses) un pain d'épices comme je n'ai jamais pu en regoûter de meilleur et un gâteau à base de graines de pavot d'un moelleux et d'un fondant qui me laissaient chaque jour en bouche ce sentiment de jalousie extrême!! Je ne sais pas comment ils parvenaient à obtenir cette texture parfaite parce qu'il n'avait même pas l'air d'être trop beurré... 
Vous pensez bien qu'une fois rentré chez moi, je me suis de suite lancée à la recherche d'une recette pour tenter de reproduire cette petite merveille gustative (j'en parle ICI). J'avais alors été assez satisfaite de ce que j'avais réussi à obtenir même si j'étais encore bien loin de ce que j'avais pu déguster là-bas. 
Je m'étais à l'époque faite la remarque que la texture était extrêmement proche d'un financier mais en beaucoup plus épais. Partant de ce constat j'ai décidé de reprendre entièrement la recette que j'avais bidouillée alors et de partir cette fois-ci d'une base de financier
Et pour le coup j'ai trouvé que je me rapprochais vraiment davantage de ce que je souhaitais obtenir!! Vraiment moelleux et ultra fondant, avec ce côté irrésistiblement croustillant qu'apportent les graines de pavot, mais aussi ce goût si original et caractéristique.
Néanmoins, pour cela il y a quelques petites choses essentielles à respecter. D'abord, il va falloir faire preuve de patience, car il faudra attendra 24 heures avant de le déguster en l'ayant soigneusement emballé dans un papier puis dans une boîte hermétique. Les arômes auront ainsi eux le temps de bien se développer.


100 g de beurre
100 g de poudre d'amandes
50 g de farine type 45
125 g de sucre
50 g de graines de pavot
2 g de sel
120 g de blancs d'oeufs (+/- 4 blancs)
***
Préchauffer le four à 180°
Fondre le beurre sur feu doux ou au micro-ondes. Une fois fondu, le laisser tiédir à t° ambiante.
Dans un le bol d'un robot muni du fouet, verser la poudre d'amandes, la farine, le sel, le sucre et les graines de pavot. Mélanger à la cuillère, creuser un puits et y ajouter les blancs d'oeufs. Fouetter à faible vitesse jusqu'à ce que les blancs soient parfaitement incorporés. Augmenter la vitesse au maximum et fouetter 1 min encore.
Se replacer en vitesse minimale et ajouter le beurre fondu tiédi en filet sans cesser de fouetter. Une fois le beurre bien incorporer, augmenter la vitesse au maximum et fouetter 2 min pour obtenir un appareil parfaitement lisse et homogène.
Bien sûr, toutes ces étapes sont parfaitement réalisables avec un fouet à main. Il faut juste avoir un bon coup de poignet :)
Verser dans un moule en silicone (à kouglof pour moi) de la forme de votre choix.
Cuire 30 min (en surveillant la coloration, au besoin, couvrir d'une feuille de papier aluminium). Vérifier la cuisson à l'aide de la pointe d'un couteau et si besoin prolonger encore de quelques minutes.
Laisser entièrement refroidir dans le four, porte entrouverte.
Une fois bien refroidi (sans le démouler) l'emballer dans du papier aluminium puis le fermer hermétiquement dans une boîte et le conserver à t° ambiante 24 heures avant de le démouler et de le déguster.


samedi 8 mars 2014

Carbonade flamande


Il y a des tonnes de recettes que j'ai envie de cuisiner, malheureusement, il n'y a pas assez de jours dans une semaine pour que je puisse y arriver. Et puis et surtout, à la maison, il n'y a que mon homme qui mange de la viande... moi je passe mon tour! Alors forcément ça limite un peu aussi.
Étonnamment par contre j'adore la cuisiner. Et ce que j'adore vraiment cuisiner, ce sont tous ces plats en sauce qui mijotent et mijotent pendant des  
heures.
Ce sont bien souvent des plats extrêmement simples à préparer et toujours plein de saveurs.
Hier, j'ai demandé à mon homme s'il avait envie d'un plat en particulier. Comme je sais qu'il aime par dessus tout les viandes qui cuisent pendant des heures et tout doucement, je savais d'avance le type de réponse qu'il allait me donner. Il m'a dit bien avoir envie de quelque chose à base de boeuf, un peu comme un bourguignon ou une estouffade mais pas cuit dans le vin, plutôt dans de la bière si possible. 
"Ah, ba oui c'est possible ça! ce que tu veux c'est une carbonnade en fait !!" 
Je lui ai dit de quoi se composait une carbonnade flamande et là j'ai vu des petites étoiles d'envie briller dans ses yeux:)
La carbonnade, c'est de la viande de boeuf coupée en morceaux et cuite en ragoût longuement dans une sauce à la bière liée au pain d'épices et relevée de moutarde.
Un plat pour quand il fait froid dehors et qu'on ne serait pas contre un peu de réconfort. Un plat qui a mijoté pendant des heures, savoureux et fondant.
Un de ces plats qui plus il mijote et meilleur il est... 
L'idéal est de préparer la carbonnade la veille de la dégustation: comme tous les plats en sauce qui mijotent longuement, ils sont encore meilleurs le lendemain, réchauffés doucement.
Avec, j'ai fait un carton plein auprès de mon homme :)
Alors je sais bien que j'attends avec impatience l'arrivée du Printemps, mais bon, ce que homme veut, homme a :)

 * Pour 4 personnes *


1 kg 500 de viande de boeuf à braiser parée sans os (paleron, jarret, joue, gîte à la noix) 
2 c à s d'huile de tournesol
Garniture Aromatique: 1 carotte et 2 oignons 
30 g de beurre
1 c à s bombée de farine
1 c à s de vergeoise brune
75 cl de bière brune (Trappiste Rochefort ou Chimay bleue)
100 g de pain d'épices en tranches
QS de moutarde
1 feuille de laurier
QS de persil frais haché 
sel, poivre



Préchauffer le four à 240°
Faire chauffer l'huile dans une grande cocotte (allant également au four) et y déposer les morceaux de boeuf (non assaisonnés) et les laisser rissoler vivement sur toutes ses faces =  la viande doit être vraiment très colorée et une petite croûte doit se former à sa surface.
Ajouter la GA et le beurre et laisser suer quelques minutes.
Singer avec la farine et la torréfier en plaçant la cocotte au four très chaud pendant quelques minutes.
Remuer les morceaux, ajouter la vergeoise et mouiller avec la bière et laisser réduire quelques minutes. Ajouter la feuille de laurier. Assaisonner mais sans excès, il vaudra mieux rectifier l'assaisonnement au terme de la cuisson.
Tartiner généreusement les tranches de pain d'épices de moutarde et les déposer dans la cocotte sans remuer.
Couvrir et laisser cuire 30 min à 120/100°. Remuer pour dissoudre le pain d'épices. 
Laisser mijoter la carbonnade  encore quelques heures à 100° (au moins 4 heures) et toujours à couvert.
Au terme de la cuisson, vérifier l'assaisonnement et le rectifier si besoin.
Au moment du service, saupoudrer d'un peu de persil haché.
Servir accompagné des indispensables frites (maison si possible...)