mardi 24 mars 2020

Muffins, poire et chocolat


Aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous une recette simple et rapide. Une recette qui peut se faire avec les enfants et qui en plus présente l'avantage de pouvoir se conserver sur 2 à 3 jours, si vos petits gourmands leur laisse une chance de survie. 
C'est vrai qu'en cette période de confinement où le mieux est de sortir le moins possible, se lancer dans des recettes élaborées type entremets comme j'adore partager avec vous et qui nécessitent des ingrédients qu'on a pas forcément toujours à disposition dans ses placards n'est pas le plus adapté. 
En même temps, ça tombe bien, des recettes basiques j'en ai à foison mais malheureusement jamais de temps pour prendre le temps de vous les partager, parce que je dois faire des choix, et que je prends plus de plaisir à vous montrer mes entremets qui me demandent un vrai travail de recherches et de création en amont qu'une madeleine ou un cookie dont on peut trouver milles recettes différentes sur des milliers de blogs différents. 
Mais là, plus d'excuse!! enfin encore pour quelques jours, parce que je pense devoir très rapidement retourner au travail...
Ce sera donc des Muffins aujourd'hui.
Il y a quelques semaines, nous sommes allés déjeuner chez des amis, j'avais apporté une tarte tatin aux pommes (façon William Lamagnère, j'espère avoir le temps aussi de la partager ici très rapidement; ceux qui me suivent sur Instagram l'ont vu passer) pour le dessert. Mais quand nous sommes arrivés, j'ai de suite remarqué de jolis petits Muffins bien dodus posés sur le comptoir. J'ai pas pipé mot mais j'avais bien l'intention d'en savoir un peu plus, parce que moi, les muffins j'arrive jamais vraiment à être satisfaite et ceux là, ils me faisaient vraiment de l'oeil. 
Le moment du dessert arrive, on fait un sort à la Tatin, on était plus que rassasiés mais je mets quand même le sujet des Muffins sur le tapis; bien envie de les goûter et surtout d'obtenir la recette! Le temps de dire ouf et ils trônaient au milieu de la table. Je fais genre, non non pas pour moi, j'ai déjà bien assez mangé... histoire de... et hop, dans la bouche (mon homme voulait faire moite moite avec moi, mais pas question que je partage mon mangé!!!). Aussi bons que jolis qu'ils étaient!! bien moelleux, pas secs ou bourratifs, joli ratio garniture (banane-chocolat) /pâte et très peu sucrés, le muffin parfait!  La fin de journée arrive et nous reprenons la route... en ayant oublié la recette 😭. Petit SMS à la cop pour qu'elle me l'envoie par photo; le lendemain j'avais la précieuse et de quoi en préparer une fournée (j'ai juste remplacé la banane par de la poire, parce que je voulais voir s'ils allaient être aussi bons avec un changement de garniture). Tous jolis, tous dodus, recette validée, dorénavant je ne fais plus que celle-ci! Merci la copine!! Du coup, comme je suis sympa, je la partage avec vous aussi 😉


Pour 8 gros Muffins (j'utilise des moules individuels en silicone ø 7,5 - h 6 - 150 ml -clic-)
ou 12 moyens


Mélange 1
250 g de farine type 45
10 g de levure chimique
100 g de sucre
-
Mélange 2
3 oeufs entiers
100 g de beurre 1/2 sel fondu
150 g de lait
QS vanille
-
garniture:
200 g de pépites de chocolat
3 poires mûres à point coupées en petits dés
ou
1 à 2 bananes (suivant leur taille) bien mûres coupées en rondelles
(Vous pouvez aussi mettre des framboises, mais dans ce cas, utiliser des chunks de chocolat blanc et ne mettre que 80 g de sucre)
***
Préchauffer le four à 180°
Réunir les mélanges 1 et 2. Remuer sans trop insister et ajouter les pépites de chocolat et les dés de poires.
Verser dans des moules à muffins jusqu'à 2 cm du bord. Saupoudrer d'amandes effilées et cuire 20 min en surveillant la cuisson. Si besoin prolonger un peu la cuisson.
Conserver dans une boîte hermétique pour éviter qu'ils sèchent.



dimanche 22 mars 2020

Nahuatl


Vous avez un Royal chocolat à préparer et très envie de le faire mais vous n'avez pas de praliné sous la main ni le temps ou la possibilité d'en faire vous-même, j'ai la solution à votre dilemme: la version simplifiée et express. Bon, je vais pas vous raconter de craque non plus et vous dire qu'il va se faire tout seul, parce qu'il va quand même falloir faire tout le reste, mais le résultat gustatif n'en sera pas moins satisfaisant et sera mêle terriblement régressif 😉
Dans mes 2 posts précédents, je vous ai proposé 2 recettes de Royal choc, le tradi et le un peu plus travaillé et gourmand, tous les 2 contenaient du praliné (que j'ai réalisé moi, la recette y est détaillée dans chacun des posts, mais pour lesquelles l'emploi d'un praliné acheté est tout à fait possible évidemment, en ayant quand même toujours à l'esprit qu'il vous faut choisir un praliné avec au minimum 50% de fruits secs, pour un bon équilibre puissance aromatique/sucre). Voici donc maintenant le moment venu de clore cette "saga" et de vous présenter le petit dernier ou je remplace le praliné par de la pâte à tartiner
En fait, pour moi, c'est loin d'être une première d'utiliser de la pâte à tartiner pour réaliser mes entremets, ça fait bien longtemps que j'ai pris l'habitude d'en mettre dans mes bases croustillantes ou même insert type namelaka.
(Si vous avez l'habitude de venir lire et/ou même réaliser mes recettes, vous l'aurez constater).
D'abord parce que c'est simple et rapide, mais aussi et surtout, parce que c'est sacrément moins cher et enfin aussi parce que l'emploi de praliné n'est toujours le plus adapté à une recette. Même si j'adore son goût, je dois bien reconnaître qu'il ne se marie par forcément avec toutes les saveurs. 
L'avantage de la pâte à tartiner, c'est qu'il en existe des dizaines et de toutes sortes: la classique noisettes/chocolat (que ça soit l'indétrônable Nutella ou toutes les autres marques qui tentent de le copier), la sans lait pour les intolérants, la moins sucrée, la sans fruits secs (là encore pour les intolérants), la BIO, la plus ou moins riche en fruits secs, la clairement composée de trucs que je tartinerai même pas sur le pain de mon pire ennemi (par pitié, lisez les étiquettes avant d'acheter!!!!!), et je ne vous parle même pas de la pâte de speculoos...  bref, je vous fais pas un dessin, il n'y a cas aller dans un rayon pâtes à tartiner pour le constater par soi-même.
Moi, depuis que je l'ai découverte, je ne jure plus que par le Nocciolata (petite précision: ça ne reste que mon avis, et je ne suis pas sponsorisée pour le dire!). J'en ai goûté plusieurs et à mon palais c'est celle qui est le compromis parfait entre qualité des ingrédients/goût. Elle présente l'avantage en plus de se décliner en 3 versions: la classique noisettes/chocolat lait, la sans lait 100% chocolat noir (pas forcément ma préférée, mais elle convient parfaitement à certaines préparations -ICI,LA) et enfin la 100% noisettes sans chocolat du tout (cette dernière, je l'utilise beaucoup pour des entremets fruités dans lesquelles je veux une base croustillante sans ajouter un goût de chocolat, par contre, clairement à manger comme ça à la cuillère ou même sur une tartine je la trouve très écoeurante - ICI, LA).
A la base, j'avais fait ce dessert pour une amie qui à l'époque où nous étions ados mangeait le Nutella comme moi je mange les pommes (ceux de mon entourage savent à quel point je mange beaucoup, mais vraiment beaucoup de pommes... je peux aller jusqu'à 6/8... par jour 😅, les pommes, c'est la vie; si tu touches à mes pommes c'est que clairement tu ne tiens pas beaucoup à la tienne!), bref, le Nutella coulait dans ses veines comme le cidre doit couler dans les miennes. Elle devait venir à la maison passer prendre un verre, nous ne nous étions pas vu depuis vraiment longtemps et j'avais envie de lui préparer un joli dessert et d'en profiter pour lui faire ce petit clin d'oeil. Fruit du hasard ou pas, alors que personnellement je n'achète jamais de Nutella, maman m'en avait fait passer un pot quelque jour avant, je me demande encore pourquoi, mais bon, je prends et surtout je range dans le placard (loin des mains/yeux de monsieur...).
Ce dessert se construit exactement comme les 2 premiers sauf que pour conserver un bon équilibre en sucre, j'ai choisi de ne mettre qu'un seul disque de biscuit dacquoise, lequel est surmonté d'un croustillant où le praliné est remplacé par la fameuse pâte à tartiner,  vient ensuite un namelaka toujours à la pâte à la tartiner et finalement une mousse chocolat noir, bien bien noir que j'ai cette fois-ci décidé de ne pas enrichir (ni de praliné comme dans les 2 autres recettes, ni de pâte à tartiner de substitution). J'ai cette fois-ci travaillé avec un chocolat d'origine du Mexique, il me fallait un chocolat moins puissant que l'Equateur que j'utilise plus fréquemment. Dans les 2 autres recettes, c'est volontairement celui-ci que j'avais privilégier parce que j'allais dans la mousse ajouter du praliné lequel allait venir l'adoucir en la sucrant et donc voir son amertume équilibrée; mais ici, je gardais la mousse 100% chocolat, je ne voulais donc pas quelque chose de trop brut, mais je tenais quand même à conserver du caractère et un fort goût de cacao. Le chocolat de couverture d'origine du Mexique était tout adapté avec en plus ses agréables notes épicées et boisées tirant sur un subtil goût réglissé.
Pour les finitions, un glaçage façon rocher. Je ne vous cache pas que j'avais peur que celui-ci apporte une surdose de sucre. Mais comme j'avais envie de proposer une finition différente des 2 autres, j'étais un peu coincée. A la dégustation, c'est avec soulagement que j'ai constaté que ça n'était pas le cas 💪.
Des 3 entremets, c'est avec surprise que j'ai constaté que c'était celui-ci le moins sucré! 

Gourmand et régressif, sans être écoeurant.
~
Bon, et si maintenant je vous expliquais le pourquoi du comment il en est arrivé à s'appeler Nahuatl, attention, je préviens, j'ai creusé loin, très très loin!
Quand je cherche à nommer mes entremets, j'essaie tant que possible de trouver un nom qui collera le plus à sa composition où à ce à quoi il peut faire penser d'un simple regard extérieur. 
Alors souvent je couche sur papier des mots clés et ce qu'ils peuvent m'évoquer; ici, c'est assez logiquement Nutella que j'ai choisi de conserver pour travailler autour. Je me suis pas mal creusée le ciboulot et finalement je me suis dit que j'allais essayer de travailler sur un anagramme. Mais je me suis vite rendue compte que créer un autre mot qui veuille dire quelque chose avec le mot Nutella et qui reste cohérent avec mon entremets c'était un peu mission impossible 😅. Du coup, j'ai décidé de faire une pause café/Netflix histoire de mettre les neurones au repos. Mais même quand je reste à rien faire, si j'ai un truc dans la tête, ça ne me lâche pas... je continuais à triturer ça dans les tous sens et là, sans que je sache pourquoi, mes lointains cours de fac me sont revenus en mémoire un peu façon boomerang (j'étais en LLCE espagnol, et j'avais une grosse partie de cours qui concernaient l'Amérique latine et centrale, et donc des cours de civilisation, de langue et de lettres) = Mexique → langue → nahuatl, la langue amérindienne la plus parlée du Mexique; Mexique dont je vous rappelle avoir privilégié sa couverture de chocolat pour réaliser ma mousse. 
Nahualt/ Nutella, on est pas sur un véritable anagramme puisque je n'utilise pas toutes les lettres et que j'en rajoute même, mais ça collait avec mon idée de départ. 
J'avais prévenu je suis allée chercher très loin, c'est tarabiscoté, très tordu même, mais moi, ça me plaît, donc je valide 😝
Place à la recette maintenant, et bien sûr, si vous réalisez ces 3 versions, j'attends avec impatience vos impressions!!


Pour un Moule Universo Ø 18 et h 5 cm
1200 ml
soit pour +/- 6 à 8 personnes


Dacquoise (Ø 16)
50 g de blancs d'oeufs
1 pincée de sel
25 g de sucre
50 g de poudre d'amande
50 g de sucre glace
QS amandes hachées
***



Préchauffer le four à 180°
Mélanger la poudre d'amande et le sucre glace.
Commencer à fouetter les blancs lentement pour bien les casser et ajouter la pincée de sel  = le sel a la propriété de diminuer la viscosité des blancs qui se développent alors mieux.
Augmenter la vitesse pour incorporer le plus d'air possible.  Dès que les fouets marquent les blancs, ajouter le sucre petit à petit sans cesser de fouetter pour les serrer (ce qui aura aussi pour effet de les empêcher de grainer).
Verser en pluie le mélange poudre d'amandes/ sucre glace et remuer très délicatement à l'aide d'un fouet à main pour ne pas faire retomber les blancs.
Couler l'appareil dans un cercle graissé de 16 cm de Ø et de 6 cm de haut.
Saupoudrer d'amandes hachées.
Cuire +/- 15 min, en surveillant bien la coloration qui doit rester légère.
Retirer du four et laisser refroidir avant de décoller du papier (mais sans retirer le cercle). Réserver sur une grille pour évacuer l'humidité.


Croustillant Nutella (Ø 16)
100 g de Nutella
60 g de feuilletine
***
Fluidifier rapidement le Nutella au micro-ondes (20 s) et lui ajouter la feuilletine. Remuer et étaler bien régulièrement sur la dacquoise (encore dans son cercle). Réserver au congélateur.


Namelaka Nutella (Ø 16)
150 g de crème liquide entière
2 g de gélatine (1 feuille)
90 g Nutella
***


Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Porter la moitié de la crème à ébullition, ajouter la gélatine ramollie et essorée, remuer pour parfaitement la dissoudre, puis verser sur le Nutella. Remuer et ajouter finalement le restant de crème liquide froide. Mixer au mixeur plongeant pour parfaitement fluidifier l'ensemble. Laisser reposer 15 min à t° ambiante en remuant de temps en temps.
Verser sur le montage dacquoise/ croustillant et réserver au congélateur au minimum 4 heures.


Mousse Chocolat noir
3 g de gélatine (1 feuille 1/2)
100 g de chocolat noir de couverture (type Mexique à 66%)
100 g de lait
1 g de fleur de sel
200 g de crème liquide entière très froide (si possible à 35%)
***



Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Chauffer le lait sur feu doux.
Concasser le chocolat et le fondre au micro-ondes 3 min à puissance minimale.
Une fois le lait porté à ébullition, ajouter la gélatine ramollie et essorée, mélanger au fouet pour parfaitement la dissoudre. Retirer du feu et verser sur le chocolat. Mixer le tout quelques secondes pour bien homogénéiser la préparation. Chinoiser, ajouter la fleur de sel et laisser tiédir à t° ambiante 15 min.
Fouetter la crème sans excès pour ne pas la faire grainer et l'ajouter délicatement à la préparation.
MONTAGE
Couler la totalité de la mousse dans moule Universo. Déposer délicatement le montage namelaka -dacquoise/croustillant/ (namelaka contre la mousse). Appuyer légèrement pour bien faire adhérer et remonter la mousse le long des bords du moule et éviter ainsi les éventuelles bulles d'air.
Placer le tout au congélateur pour au moins 24 heures.


Glaçage brillant effet rocher
105 g de sucre en poudre
33 g d’eau
35 g de cacao en poudre non sucré
75 g de crème liquide
4 g de gélatine (2 feuilles)
100 g de Nutella
50 g de pralin en grains
***


Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Chauffer la crème à feu doux.
Verser l’eau et le sucre dans une casserole, remuer et chauffer sur feu doux jusqu'à ce que le mélange atteigne les 103°.
Retirer du feu et ajouter le cacao non sucré en poudre au tamis. Remuer en faisant attention à ce qu'il n'y ait aucun grumeau.
Ajouter la gélatine ramollie et essorée puis la crème chaude. Mixer à l’aide d’un mixeur plongeant pour bien homogénéiser l'ensemble en prenant soin de ne pas incorporer de bulles d'air (il ne faut surtout pas faire de va et vient avec le mixeur plongeant, mais bien rester au fond du récipient en le tenant légèrement obliquement).
Ajouter la pâte à tartiner et le pralin. Mélanger à l'aide d'une maryse et réserver au réfrigérateur au moins 12 heures avant utilisation.
Le lendemain, ramener le glaçage à t° en le réchauffant doucement au bain-marie sans le chauffer au dessus de 40°. Pour l'utiliser, il doit être à +/- 35°.
Démouler l'entremets parfaitement congelé, et le placer sur une grille. Verser le glaçage à 35° uniformément en une seule fois. Laisser l'excédent s'écouler quelques minutes.
Déposer sur un plat de servir et laisser décongeler au réfrigérateur une dizaine d'heures. Ramener à t° ambiante 20 min avant dégustation.

jeudi 19 mars 2020

Le Petit Prince


Allez, je continue ma "saga" autour du Royal. Alors après le classique/ basique publié hier, voici le un peu plus travaillé si on peut dire, parce que c'est pas non plus un truc de fou que je vous propose 😅, j'ai juste ajouté un insert fait d'un namelaka praliné qui présente l'avantage de donner en bouche une texture ultra crémeuse/ soyeuse supplémentaire vraiment hyper agréable. Evidemment, ça renforce grandement le goût du praliné, ça diminue donc aussi l'intensité chocolat que j'avais trouvé très marquée dans l'autre (même si ça ne m'avait pas dérangé du tout, bien au contraire). Ce qui est fou, c'est qu'avec une recette identique mais seulement un élément ajouté, on arrive finalement a tout changé! Cet entremets ci est plus doux, plus rond mais aussi pas forcément plus sucré puisque j'ai volontairement privilégier un flocage à un glaçage afin de ne pas sursucrer. Un glaçage viendrait ici clairement déséquilibrer l'ensemble et détruire l'harmonie gustative. Bref, vous l'aurez compris, des 2, c'est vers lui que mon coeur balance 😍.
En tout cas je serais très curieuse de connaître votre avis si vous vous lancez aussi dans la réalisation de ces 2 entremets... et peut-être du 3e aussi.


Pour un moule Universo de Ø 18 et 5 de haut
1200 ml
soit pour +/- 6 à 8 personnes


Dacquoises amande (x 2 disques de Ø 16)
100 g de blancs d'oeufs
1 pincée de sel
50 g de sucre
100 g de poudre d'amande
100 g de sucre glace
*
QS amandes hachées
***


Préchauffer le four à 180°
Mélanger à la poudre d'amande et le sucre glace.
Commencer à fouetter les blancs lentement pour bien les casser et ajouter la pincée de sel  = le sel a la propriété de diminuer la viscosité des blancs qui se développent alors mieux.
Augmenter la vitesse pour incorporer le plus d'air possible.  Dès que les fouets marquent les blancs, ajouter le sucre petit à petit sans cesser de fouetter pour les serrer (ce qui aura aussi pour effet de les empêcher de grainer).
Verser en pluie le mélange poudres d'amandes /sucre glace et remuer très délicatement à l'aide d'un fouet à main pour ne pas faire retomber les blancs.
Verser dans une poche pâtissière et dresser 2 cercles de +/- 18 cm de Ø sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Saupoudrer d'amandes hachées
Cuire 15 min, en surveillant bien la coloration qui doit rester légère.
Retirer du four et laisser refroidir avant de décoller du papier. Réserver sur une grille pour évacuer l'humidité.
Détailler en 2 cercles de 16 cm de Ø. Réserver.


Praliné amandes et noisettes
100 g d'amandes entières non émondées
100 g de noisettes émondées (la peau des noisettes une fois torréfiées laisse une amertume désagréable en bouche, c'est pourquoi il vaut mieux privilégier des noisettes sans peau. A l'inverse, la peau des amandes dégage un agréable goût de grillé/ toasté dépourvu d'amertume, elle peut donc être conservée)
130 g de sucre
***
Préchauffer le four à 150°
Torréfier les amandes et les noisettes est une étape indispensable, elle va permettre aux arômes de se développer au maximum. Pour cela, il suffit de les étaler bien à plat sur une toile à pâtisserie et de les laisser au four 10 à 15 min en surveillant: il faut obtenir une jolie coloration régulière ambrée (la torréfaction peut aussi se faire dans une poêle anti adhésive, en remuant fréquemment le mélange de fruits secs pour éviter qu'ils ne prennent une trop forte coloration ce qui aurait pour effet de développer une amertume irréversible).
Une fois les fruits secs torréfiés, les réserver dans le four éteint, porte ouverte et réaliser le caramel à sec:
Dans une poêle anti-adhésive, verser 1/3 du poids du sucre. Placer sur feu moyen et laisser caraméliser jusqu'à obtention d'une jolie coloration homogène. Ajouter alors le 2è tiers de sucre en mélangeant puis ajouter le dernier tiers. Laisser cuire jusqu'à caramélisation complète du sucre. ATTENTION à ne pas trop colorer le caramel, il doit rester blond ambré, s'il est trop foncé il sera amer...
Ajouter alors les fruits secs torréfiés encore chauds. Mélanger de sorte à bien les enrober de caramel puis verser sur une toile en silicone en étalant bien et laisser entièrement refroidir à t° ambiante.
Une fois la préparation refroidie, la concasser à l'aide d'un rouleau à pâtisserie ou au mortier. Placer les morceaux par petites quantités à la fois dans le bol d'un mixeur et mixer. Le mélange va d'abord se transformer en poudre grossière, puis en poudre très fine. Continuer de mixer jusqu'à ce que cette poudre se transforme en pâte de plus en plus lisse. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte très lisse et liquide.


Croustillant praliné
30 g de chocolat au lait de couverture (Jivara)
60 g de praliné précédemment réalisé
30 g de feuilletine (Gavottes émiettées)
***


Mettre le chocolat dans un petit bol et le faire fondre au micro ondes 30 s (à défaut, au bain-marie). Ajouter le praliné. mélanger pour parfaitement lisser et incorporer la feuilletine.
Déposer un des 2 disques de dacquoise au fond d'un cercle à entremet. Le recouvrir avec le croustillant praliné et étaler bien régulièrement. Recouvrir avec le 2d disque de dacquoise et appuyer bien fermement dessus pour parfaitement faire adhérer. Réserver au congélateur.


Namelaka Praliné (Ø 16)
50 g de lait
100 g de crème liquide entière
2 g de gélatine (1 feuille)
90 g de praliné précédemment réalisé
***


Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Porter le lait à ébullition, ajouter la gélatine ramollie et essorée, remuer pour parfaitement la dissoudre, puis verser sur le praliné. Remuer et ajouter finalement la crème liquide froide. Mixer au mixeur plongeant pour parfaitement fluidifier l'ensemble. Laisser reposer 15 min à t° ambiante en remuant de temps en temps.
Verser dans un cercle de 16 cm de Ø et de 6 cm de haut et réserver au congélateur 1 heure.
Une fois le namelaka cristallisé, déposer dessus le montage dacquoise/croustilant/dacquoise, appuyer pour bien faire adhérer et réserver de nouveau au congélateur au moins 5 heures.


Mousse Chocolat et Praliné
3 g de gélatine (1 feuille et 1/2)
100 g de lait
100 g de chocolat noir de couverture (70% minimum. Moi j'utilise l'Equateur de chez Barry, 76%, avec une amertume puissante, une belle longueur en bouche et un final à la fois fruité et boisé)
50 g de praliné précédemment réalisé
1 g de fleur de sel
200 g de crème liquide entière très froide (si possible à 35%)
***


Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Chauffer le lait sur feu doux.
Concasser le chocolat et le fondre au micro-ondes 3 min à puissance minimale.
Ajouter le praliné et placer de nouveau au micro-ondes 20 s position décongélation. Mélanger.
Une fois le lait porté à ébullition, ajouter la gélatine ramollie et essorée, mélanger au fouet pour parfaitement la dissoudre. Retirer du feu et verser sur le mélange chocolat/praliné. Mixer le tout quelques secondes pour bien homogénéiser la préparation. Chinoiser, ajouter la fleur de sel et laisser tiédir à t° ambiante 15 min.
Fouetter la crème sans excès pour ne pas la faire grainer et l'ajouter délicatement à la préparation.


MONTAGE
Couler la totalité de la mousse dans moule Universo. Déposer délicatement le montage namelaka -dacquoise/croustillant/dacquoise (namelaka contre la mousse). Appuyer légèrement pour bien faire adhérer et remonter la mousse le long des bords du moule et éviter ainsi les éventuelles bulles d'air.  
Placer le tout au congélateur pour au moins 24 heures.


Flocage
90 g de beurre de cacao
20 g de chocolat noir de couverture
30 g de couverture lactée
55 g de couverture blanche
***
Fondre la moitié du beurre de cacao au micro-ondes.
Fondre ensemble les différentes couvertures avec le restant de beurre de cacao au bain-marie (la t° ne doit pas dépasser 40°), remuer pour obtenir un mélange parfaitement fluide et verser dans le pistolet à peinture à travers un tamis.
"Pistoler" bien régulièrement sur l'entremets CONGELE.
Réserver au réfrigérateur pour 12 heures, jusqu'à parfaite décongélation.
Déposer sur un plat de servir et laisser décongeler au réfrigérateur une dizaine d'heures. Ramener à t° ambiante 20 min avant dégustation.

mercredi 18 mars 2020

Royal


Le Royal au chocolat est très certainement l'un des premiers entremets que j'ai réalisé quand j'ai commencé à vouloir faire des choses un peu plus poussées en pâtisserie que mon indétrônable gâteau au yaourt tartiné de Nut....
A l'époque, je n'y connaissais pas grand chose, internet n'était pas encore à la maison et mes seules sources d'inspiration étaient les fiches recettes que maman écrivaient pendant ses moments de libres.
Je me souviens que la première fois que j'ai goûté au Trianon (c'était celui de chez Carrefour, que papa avait rapporté après s'être arrêté faire quelques courses au retour de leur maison de campagne) je me suis interrogée longuement sur sa partie croustillante si terriblement gourmande. J'étais complètement incapable de savoir de quoi il se composait, ça restait une énigme. Quand j'y repense je souris, parce qu'aujourd'hui ça m'aurait semblé d'une telle évidence!
Ce dessert est resté longtemps l'un de mes préféré. Des goûts simples et séduisants (chocolat, praliné, amande/noisette), des textures variées et bien équilibrées (biscuit, croustillant, mousse), bref, tout ce qu'il faut pour faire un best seller. Du coup, c'est assez naturellement que je l'avais choisi pour faire mes 1ers pas. C'est un entremets facilement accessible, qui demande peu de technique puisqu'il n'y a quasiment pas de montage de part l'absence d'insert.
A l'époque, c'est un gâteau que je réalisais assez souvent. Mais la pâtisserie, c'est comme tout, à force on fini par se lasser. Et c'est vrai que ça fait bien longtemps que je n'ai plus refais de Royal au chocolat dans sa forme la plus basico classique.
Et puis alors que je remontais le file des recettes publiées sur ce blog, je suis retombée sur la recette du Royal que j'avais proposé en 2010. Je dois vous avouer que les photos de l'époque ne correspondent plus franchement à ce que je suis capable de faire aujourd'hui, on va dire que dans ce secteur là aussi j'ai un peu évoluer, et heureusement parce que franchement, c'était pas folichon folichon 😅. Il ne m'en a pas fallu tellement plus pour me donner envie de m'y recoller et vous proposer ainsi de vraies jolies photos dignes de ce nom.
Le Royal au chocolat c'est bon, mais ça demande quand même un peu de patience si vous réalisez toutes les étapes maison, j'entends surtout par là, si vous réalisez votre propre pâte de praliné. Le praliné, c'est bête comme chou, mais il faut avoir le matériel qui va bien pour obtenir un résultat vraiment satisfaisant et puis ça demande aussi un peu de temps.
Déjà il faut des fruits secs de qualité, amandes et noisettes, c'est comme pour tout, on en trouve à tous les prix, mais faut pas trop se leurrer la différence de prix se justifie par la différence de qualité.
Les amandes californiennes sont certes peu chères, mais pardon, elles n'ont aucun goût!
Après avoir trouvé les bons fruits secs, il faut un bon mixeur, et surtout un mixeur robuste qui va tenir le choc parce qu'il va être sacrément sollicité le ch'ti pépère et je vous le dis en connaissance de cause parce que j'en ai cramé plus d'un malheureusement! Une fois que vous avez tout ça vous pouvez vous lancer dans votre praliné et c'est vrai que c'est quand même une sacré satisfaction de voir le praliné prendre vie et se transformer sous ses yeux, et je vous parle pas même pas de l'odeur qui se dégage et qui embaume toute la maison!!!
Mais on peut aussi tout à fait réaliser un Royal maison en utilisant un praliné acheté dans le commerce, ça présente l'avantage d'être rapide et pour un résultat tout aussi satisfaisant (du moins si vous achetez de la qualité - type Valrhona -) avec un minimum de 50% de fruits secs parce que sinon, c'est plus du praliné.
J'ai toujours un pot qui traîne dans un coin de mon frigo ou congélateur, qu'il soit maison ou du commerce parce que j'en ai souvent besoin dans les recettes de mes entremets (pour les bases croustillantes notamment). Mais ça reste un ingrédient cher, qui si vous n'avez pas la possibilité d'en faire ou d'en acheter ne devrait pas vous empêcher de réaliser un bel et bon Royal choc,  alors si on veut quand même se lancer mais sans le précieux sésame, on dégaine la 3è solution: la pâte à tartiner 😊
Que vous soyez un inconditionnel du Nutella (malgré tout ce que cela représente) ou un adepte de n'importe quelle autre pâte à tartiner qu'elle soit BIO ou pas, ça marche aussi et ça marche même au top! Au final, c'est différent, même totalement différent, c'est clairement moins marqué en goût, mais ça explose malgré tout les papilles et l'échelle de gourmandise!
Ces 3 façons de faire un Royal Choc maison m'ont donné l'idée de vous proposer 3 entremets différents. 3 recettes que je publierai dans 3 posts différents.
 Avec dans le 1er, une version ultra basico classique du Royal tant dans la construction que dans les ingrédients (avec un praliné fait maison ou non) et même dans le titre 😜 ,
un 2e, légèrement plus travaillé, puisqu'à l'original, vient s'ajouter un insert fait d'un namelaka praliné pour encore plus de gourmandise, un pas tout à fait Royal mais qui reste quand même de la même famille, le fils du Roi, un petit Prince en fin de compte 😊
et finalement un 3e pour les presser de la pâtisserie qui veulent pas trop se prendre la tête à tout faire eux-mêmes mais qui veulent quand même en faire un peu, et qui plus est totalement régressif puisque réalisé à partir de pâte à tartiner (celle de votre choix, rien n'est imposé 😉), et qui est en fin de compte un mix des 2 précédents. Bon, là, pour le titre que je lui ai choisi, je vous en parlerai en tant voulu parce que vous le savez déjà, dans ma tête c'est un peu le fourbi et parfois j'ai des connexions qui se font sans trop que j'arrive moi-même à me l'expliquer et du coup encore moins à pouvoir vous l'expliquer par la suite, donc j'aime autant vous prévenir tout de suite ça va pas forcément être des plus limpide ni des plus logique 😅
Finalement, ce que j'en retiens de ces 3 entremets, c'est que malgré des compositions très similaires et des ingrédients quasi identiques, on obtient 3 réalisations très différentes, tant dans les jeux de textures que dans l'équilibre des goûts. L'un sera clairement plus chocolaté, l'autre plus sucré (et c'est pas forcément celui qu'on croit!!) et finalement le 3e qui est pour moi le compromis parfait.
Bon aller, j'arrête de blablater et je vous lâche ma 1ere recette, celle du classique Royal avec biscuit, croustillant et mousse.
Un gâteau simple, efficace, très parfumé. Il faut par contre être fortement amateur de chocolat. C'est pour cela que j'ai choisi de faire 2 biscuits afin d'équilibrer l'ensemble pour que ça ne soit pas trop que de la mousse et donc que du chocolat. Cette partie "sandwich" double dacquoises renfermant le croustillant praliné est juste terriblement gourmande et créée un joli équilibre. Bien que j'ai choisi d'utiliser un cacao puissant, j'ai trouvé que ça restait sucré (étonnamment, j'ai même trouvé que des 3 c'était le plus sucré 🤔 peut-être à cause du glaçage...).


Pour un moule Eclipse de Ø 18 et 4,5 de haut
1000 ml
soit pour +/- 6 à 8 personnes


Dacquoises amande (x 2 disques de Ø 16)
100 g de blancs d'oeufs
1 pincée de sel
50 g de sucre
100 g de poudre d'amande
100 g de sucre glace
*
QS amandes hachées
***


Préchauffer le four à 180°
Mélanger à la poudre d'amande et le sucre glace.
Commencer à fouetter les blancs lentement pour bien les casser et ajouter la pincée de sel  = le sel a la propriété de diminuer la viscosité des blancs qui se développent alors mieux.
Augmenter la vitesse pour incorporer le plus d'air possible.  Dès que les fouets marquent les blancs, ajouter le sucre petit à petit sans cesser de fouetter pour les serrer (ce qui aura aussi pour effet de les empêcher de grainer).
Verser en pluie le mélange poudres d'amandes /sucre glace et remuer très délicatement à l'aide d'un fouet à main pour ne pas faire retomber les blancs.
Verser dans une poche pâtissière et dresser 2 cercles de +/- 18 cm de Ø sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Saupoudrer d'amandes hachées
Cuire 15 min, en surveillant bien la coloration qui doit rester légère.
Retirer du four et laisser refroidir avant de décoller du papier. Réserver sur une grille pour évacuer l'humidité.
Détailler en 2 cercles de 16 cm de Ø. Réserver.


Praliné amandes et noisettes
100 g d'amandes entières non émondées
100 g de noisettes émondées (la peau des noisettes une fois torréfiées laisse une amertume désagréable en bouche, c'est pourquoi il vaut mieux privilégier des noisettes sans peau. A l'inverse, la peau des amandes dégage un agréable goût de grillé/ toasté dépourvu d'amertume, elle peut donc être conservée)
130 g de sucre
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Préchauffer le four à 150°
Torréfier les amandes et les noisettes est une étape indispensable, elle va permettre aux arômes de se développer au maximum. Pour cela, il suffit de les étaler bien à plat sur une toile à pâtisserie et de les laisser au four 10 à 15 min en surveillant: il faut obtenir une jolie coloration régulière ambrée (la torréfaction peut aussi se faire dans une poêle anti adhésive, en remuant fréquemment le mélange de fruits secs pour éviter qu'ils ne prennent une trop forte coloration ce qui aurait pour effet de développer une amertume irréversible).
Une fois les fruits secs torréfiés, les réserver dans le four éteint, porte ouverte et réaliser le caramel à sec:
Dans une poêle anti-adhésive, verser 1/3 du poids du sucre. Placer sur feu moyen et laisser caraméliser jusqu'à obtention d'une jolie coloration homogène. Ajouter alors le 2è tiers de sucre en mélangeant puis ajouter le dernier tiers. Laisser cuire jusqu'à caramélisation complète du sucre. ATTENTION à ne pas trop colorer le caramel, il doit rester blond ambré, s'il est trop foncé il sera amer...
Ajouter alors les fruits secs torréfiés encore chauds. Mélanger de sorte à bien les enrober de caramel puis verser sur une toile en silicone en étalant bien et laisser entièrement refroidir à t° ambiante.
Une fois la préparation refroidie, la concasser à l'aide d'un rouleau à pâtisserie ou au mortier. Placer les morceaux par petites quantités à la fois dans le bol d'un mixeur et mixer. Le mélange va d'abord se transformer en poudre grossière, puis en poudre très fine. Continuer de mixer jusqu'à ce que cette poudre se transforme en pâte de plus en plus lisse. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte très lisse et liquide.


Croustillant praliné
30 g de chocolat au lait de couverture (Jivara)
60 g de praliné précédemment réalisé
30 g de feuilletine (Gavottes émiettées)
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Mettre le chocolat dans un petit bol et le faire fondre au micro ondes 30 s (à défaut, au bain-marie). Ajouter le praliné. mélanger pour parfaitement lisser et incorporer la feuilletine.
Déposer un des 2 disques de dacquoise au fond d'un cercle à entremet. Le recouvrir avec le croustillant praliné et étaler bien régulièrement. Recouvrir avec le 2d disque de dacquoise et appuyer bien fermement dessus pour parfaitement faire adhérer. Réserver au congélateur.


Mousse Chocolat et Praliné
3 g de gélatine (1 feuille et 1/2)
100 g de lait
100 g de chocolat noir de couverture (70% minimum. Moi j'utilise l'Equateur de chez Barry, 76%, avec une amertume puissante, une belle longueur en bouche et un final à la fois fruité et boisé)
50 g de praliné précédemment réalisé
1 g de fleur de sel
200 g de crème liquide entière très froide (si possible à 35%)
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Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Chauffer le lait sur feu doux.
Concasser le chocolat et le fondre au micro-ondes 3 min à puissance minimale.
Ajouter le praliné et placer de nouveau au micro-ondes 20 s position décongélation. Mélanger.
Une fois le lait porté à ébullition, ajouter la gélatine ramollie et essorée, mélanger au fouet pour parfaitement la dissoudre. Retirer du feu et verser sur le mélange chocolat/praliné. Mixer le tout quelques secondes pour bien homogénéiser la préparation. Chinoiser, ajouter la fleur de sel et laisser tiédir à t° ambiante 15 min.
Fouetter la crème sans excès pour ne pas la faire grainer et l'ajouter délicatement à la préparation.


MONTAGE
Couler la totalité de la mousse dans moule Eclipse. Déposer délicatement le montage dacquoise/croustillant/dacquoise. Appuyer légèrement pour bien faire adhérer et remonter la mousse le long des bords du moule et éviter ainsi les éventuelles bulles d'air.  
Placer le tout au congélateur pour au moins 24 heures.


Glaçage miroir au cacao (La pâte de Dom)
12 g de gélatine (6 feuilles)
105 g d'eau 
210 g de sucre
75 g de sirop de glucose
75 g de cacao en poudre non sucré
105 g de crème liquide entière
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Ramollir la gélatine dans une grande quantité d'eau froide.
Chauffer la crème à feu doux.
Verser l’eau, le sucre et le sirop de glucose dans une casserole, remuer et chauffer sur feu doux jusqu'à ce que le mélange atteigne les 103°.
Retirer du feu et ajouter le cacao non sucré en poudre au tamis. Remuer en faisant attention à ce qu'il n'y ait aucun grumeau.
Ajouter la gélatine ramollie et essorée puis la crème chaude. Mixer à l’aide d’un mixeur plongeant pendant 5 min environ pour bien homogénéiser l'ensemble en prenant soin de ne pas incorporer de bulles d'air (il ne faut surtout pas faire de va et vient avec le mixeur plongeant, mais bien rester au fond du récipient en le tenant légèrement obliquement).
Filtrer à travers un chinois, filmer au contact, et réserver au réfrigérateur au moins 12 heures avant utilisation.
Le lendemain, ramener le glaçage à t° en le réchauffant doucement au bain-marie sans le chauffer au dessus de 40°. Pour l'utiliser, il doit être à +/- 35°.
Démouler l'entremets parfaitement congelé, et le placer sur une grille. Verser le glaçage à 35° uniformément en une seule fois. Laisser l'excédent s'écouler quelques minutes.
Déposer sur un plat de servir et laisser décongeler au réfrigérateur une dizaine d'heures. Ramener à t° ambiante 20 min avant dégustation.