Affichage des articles dont le libellé est Entrée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Entrée. Afficher tous les articles

vendredi 3 avril 2020

Falafels


J'étais prête à céder et à faire un couscous (pour ceux qui n'auraient pas suivi, ça se passe ici).
Sur la liste des courses pour Grand Frais, j'avais noté tout ce qu'il nous fallait. Et puis finalement, il est revenu avec juste des pois chiches secs (et plein d'autres choses aussi, mais qui ne rentrent pas dans la composition d'un couscous conventionnel...)! Apparemment, il voulait plus... sa nouvelle lubie, c'est le poulet frit 🤦‍♀️ (notez qu'il n'avait pas prit de poulet non plus...)
A la maison, on est très fan de pois chiches. Pour plus de rapidité/facilité on les achètes en boîtes et parfois même en flocons. Il arrive que j'en achète des secs, mais beaucoup plus rarement, parce que ça demande un long temps de préparation et donc de l'anticipation, ce qui parfois (quand je cuisine salé uniquement) me fait défaut. Au final, je dois bien reconnaître que niveau goût on s'y retrouve vraiment.
Ces pois chiches là, il les avait pas acheté pour rien, il avait une idée derrière la tête... des falafels.
On adore les falafels, mais je dois avouer que jusqu'à il n'y a pas si longtemps que ça, je ne les avais jamais préparé moi-même. En même temps on en trouve de très bons et très facilement à Lyon, que ça soit dans les restos libanais à manger sur place ou en vente à emporter ou dans des "fast food" dédiés à ça (j'adore ceux de chez Yaafa), du coup ça ne m'était jamais venu à l'idée. Non, en fait, je dois simplement vous avouer que j'ai horreur de cuisiner des choses qui nécessitent d'être fris... Il n'y a rien de pire pour moi que l'odeur de graillon qui incruste pendant des jours toute la baraque, tes fringues, tes cheveux et même les poils du chat. Bon, je pourrais me mettre sur mon balcon, mais j'ai envie de rester en bon terme avec le voisinage... et si je pourris pas mon intérieur, c'est pas pour pourrir celui des autres. Mais il faut bien avouer que cette période de confinement est tout à fait adaptée à l'utilisation d'un bain de friture: tu peux bien puer la frite géante, tu t'en fous, tu croises personne 😝.
Et puis il y a quelques mois, j'ai eu une furieuse envie de me lancer dans le falafel maison, après tout, ça n'avait vraiment pas l'air sorcier à réaliser et on aime tellement ça nous les falafels que j'étais prête à sacrifier pour quelques jours l'atmosphère fraîcheur marine de mon appartement. 
J'ai googelisé la chose, compris assez rapidement comment il fallait procéder (j'ai du coup découvert que le falafel se faisait avec du pois chiches cru...), synthétisé une recette et me suis lancée. 
J'ai ressorti la friteuse qui n'avait pas revu la lumière du jour depuis 2009... et utilisé une huile de friture trouvée au petit Cas' en bas de l'immeuble, un bidon de 2 litres dans une bouteille rouge de la marque (un mélange tournesol/colza) qui à ma grande surprise ne dégageait pas trop d'odeur. Faut pas se leurrer, y a quand même une arrière petite chose qui reste, mais pas au point de te donner envie de déménager.
Au final, pour un 1er essai maison, les falafels étaient en tout point parfaits, on s'est vraiment régalés!!
Le seul point négatif, je n'avais pas pris le temps de prendre de photos, parce que je savais que je n'aurais pas de temps à consacrer à la rédaction d'un billet.
Du coup, cette fois-ci j'ai dit ok, je fais les choses bien, je notes tout comme il faut pour retranscrire la recette et je prépare tout pour les photos; j'avais vraiment envie de garder un souvenir de ce moment passé à 2 en cuisine.
Un falafel maison demande du temps en amont.
Le pois chiche va devoir tremper longtemps, très longtemps... (24 heures) et il va falloir changer l'eau souvent, très souvent (non c'est pas vrai, 3 x devrait suffire). Ensuite, alors là, y a 2 sons d'cloches: ceux qui te disent qu'il faut absolument enlever la peau  (en même temps si t'as rien d'autre de prévu pour les 6 prochaines heures, ça peut être une option envisageable pour tuer le temps... ça marche aussi en période de confinement ceci dit, que tu es un parent débordé/saoulé et que tu as très envie d'occuper tes chers et tendres petits amours) et ceux qui disent que c'est pas la peine... comment te dire que je suis très partisane de la solution de facilité, et pi moi j'dis: tu manges des pois chiches, t'en assumes les conséquences! (j'ai déjà réservé l'épitaphe), eh ouais, elle est comme ça la nature, elle te donne un truc trop bon mais en retour, elle te fait payer chèrement de ta personne et de ta dignité. 
Il faut ensuite savoir qu'un falafel se prépare avec un pois chiche CRU (on oubli donc la solution de facilité qui consisterait à simplement se contenter d'ouvrir une boîte) qui une fois trempé devra être PARFAITEMENT séché, sinon il sera impossible de façonner des boules qui se tiennent et à la cuisson, le falafel va éclater et tomber en miettes. Pour les sécher à la perfection, mon homme a eu THE idée de génie: il a sorti le sèche cheveux 😂. J'avoue m'être moquer au début, mais quand j'ai vu que ça marchait hyper bien, j'ai arrêté de rire et j'ai pris une photo parce que ça valait le coup d'être immortalisé. Le système D de celui qui veut rapidement ses falafels et qui n'est pas prêt à attendre 24 h que le pois chiche ait bien séché! 
Toute la garniture qui entre dans la compo de la recette devra elle aussi être parfaitement sèche (j'ai déjà dit: le falafel ne tolère aucune humidité), pour le reste, rien de compliqué, y a qu'à mixer, façonner et cuire.
On a mangé nos falafels façon sandwich: un pain dürüm, nappé de houmous et sauce kebab, recouvert de quelques feuilles de salade bien craquantes, la kiffance absolue!!! Tellement que là j'ai remis 1 kg de pois chiches à tremper 😄.
Et je pense même tenter le pain maison! (la recette d'Annie m'a de suite tapée dans l'oeil).



Pour +/- 25 falafels


400 g de pois chiches secs (on est bien d'accord que cette recette ne marche pas avec des pois chiches en boîte!)
2 c à c de cumin en poudre
2 c à c de coriandre en poudre
6 g de sel
1 g de poivre
1 c à c rase de bicarbonate de soude
1/2 c à c de purée de piment rouge
1 cm de gingembre frais
2 petites gousses d'ail
1 oignon cébette
20 feuilles de persil plat
20 feuilles de coriandre fraîche
2 c à s de sésame doré
*
2 litres d'huile de friture
***


48 heures avant, tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau froide.
Laisser tremper 24 heures en changeant fréquemment l'eau de trempage.
Au bout de 24 heures, égoutter soigneusement les pois chiches et les déposer bien à plat dans un récipient recouvert d'un linge propre. Laisser sécher une vingtaine d'heures. Il est capital qu'ils soient parfaitement séchés.
Presser le gingembre frais au presse ail.
Presser les gousses d'ail au presse ail.
Ciseler les herbes fraîches le plus finement possible.

Emincer l'oignon (la totalité du bulbe et environ 5 cm du vert) le plus finement possible également. Mélanger le tout et placer le mélange dans une passoire. Déposer dessus un papier sopalin (l'idée c'est d'absorber le maximum d'humidité dégagée).
Verser les pois chiches dans le bol d'un mixeur avec les épices en poudre, le sel, le poivre, le bicarbonate et la purée de piment. Mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène, mais pas lisse du tout, elle est très granuleuse et d'un seul bloc. Essayer de façonner une boule: si elle reste en forme, c'est que les pois chiches sont suffisamment mixés.
Placer dans un grand récipient et ajouter le restant des ingrédients réservés ainsi que le sésame. Malaxer à la main pour ne pas risquer d'exprimer d'humidité. Filmer au contact et réserver au réfrigérateur au moins 3 heures (le mieux c'est toute une nuit).
Façonner les falafels en boules bien régulières d'environ 4 cm de section (moi, je ne les aplatis pas car je trouve que ça les sèches. En boule, ils restent bien moelleux à coeur et ce même jusqu'à 2 jours après les avoir cuits) et les réserver sur un plat de service. Placer de nouveau au frigo pour 1 heure.
Chauffer un grand bain d'huile à 180° (le mieux est d'utiliser une friteuse qui maintien l'huile à t° constante et dont on peut fermer le couvercle, ce qui permet une cuisson plus rapide et uniforme). Une fois l'huile à t° y plonger les falafels 5 à la fois ou plus si possible et laisser cuire 5 min environ, jusqu'à obtention d'une jolie coloration bien régulière et un peu foncée (il faudra peut-être prolonger un peu la cuisson d'1 à 2 min). Egoutter de suite sur du papier absorbant.
Déguster rapidement pour qu'ils soient encore bien croustillants à l'extérieur et chauds et moelleux à l'intérieur :)


samedi 23 août 2014

Pain de Courgettes


J'ai décidé depuis longtemps maintenant de ne plus acheter de magazines culinaires.
Deux raisons.
D'abord, je trouve que les recettes qu'on y trouve tournent toujours plus ou moins un peu en ronds... j'ai d'ailleurs plusieurs fois remarqué que des photos identiques revenaient pour une recette très très différente... mais avec quelques mois d'intervalles et puis pas toujours dans les mêmes magazines (ça laisse imaginé la véracité des recettes à l'intérieur, en tout cas moi je suis septique). Sans parler des proportions d'ingrédients qui semblent avoir été écrites au petit bonheur la chance... J'ai d'ailleurs eu un échange plutôt loufoque avec le rédacteur d'un magazine (dont je tairai le nom), qui, quand je lui ai fait remarquer que beaucoup des recettes données n'avaient ni queue ni tête (tant dans les ingrédients que dans les marches à suivre) m'a dit que si je n'avais pas le talent nécessaire pour comprendre les recette il n'y pouvait rien... Je ne me juge pas talentueuse, loin de là, mais j'ai néanmoins un peu d'expérience et arrive à reconnaître des conneries quand j'en vois, ce qui de toute évidence n'était pas son cas. Autant vous dire que j'ai définitivement arrêté d'acheter le dit magazine, même si les photos à l'intérieur sont sublimes.
Attention, je ne dis pas ça de tous les magazines!! Certains sont d'excellentes qualité. Par exemple, je suis toujours sous le charme du Thuriès, de Yam ou encore de Zestes... Elle à table, Cuisine et Vin de France et Saveur ont souvent de jolies mises en page. 
En faite, il y en a tellement et toujours des nouveaux, que ça devient un peu indigeste je trouve. J'en feuillette de temps en temps chez le buraliste, regarde parfois admirative les photos sur papier glacé et les repose dans le rayonnage... De toute façon, je ne ferai pas les recettes, à quoi bon les acheter?
Je trouve aussi que bien souvent ce qu'on y trouve à l'intérieur n'a rien d'extraordinaire. En été, on nous vend des tartes et des cakes pas centaines, sans parler des smoothies et autre recettes BBQ, en décembre ce sont les bûches, mais avant ça on nous a fait boire des litres de soupes et au printemps on nous parle detox et recettes légères pour que tout le monde soit canon dans son maillot sur la plage!! 
Et quand on fait le rapport recettes/pages de pubs... on ne se rend vite compte que ce qu'on achète en fin de compte ce sont surtout les pubs :( -là encore, je ne parle pas de tous les magazines...-
En fait, il y a aussi une 3e raison qui fait que je n'achète plus de magazines de cuisine.
J'ai un défaut (en plus de beaucoup d'autres...), je déteste jeter. J'ai toujours au fond de moi une petite voix qui me dit que ça peut servir un jour... alors je garde, je range tant bien que mal et j'accumule. Parfois je prends un coup de folie et rempli des sacs de 100 litres qui partent à la poubelle (et dans ce cas là, je suis une vraie Attila, plus rien ne repousse derrière mon passage) et je me rends compte en jetant, que je n'ai fait aucune des recettes que je m'étais promis de faire (en gros, c'est de l'argent jeter par les fenêtres, et le gâchis, bah j'aime pas, donc décision radicale: je n'achète plus!!).
En fait, à l'ère d'internet et de la prolifération des sites et blogs culinaires, je me demande un peu pourquoi continuer à acheter tous ces magazines sur le sujet?? (en dehors du fait que ça fait du boulot pour ceux qui bossent dans les rédactions et ça c'est plutôt chouette). Franchement, maintenant, c'est tellement simple de trouver une recette que je ne vois pas pourquoi s'encombrer. 
L'avantage en plus avec eux (du moins les sérieux...) c'est que la photo qu'on a sous les yeux est réellement le résultat de la recette et qu'en plus on peut avoir les retours de l'auteur et de ceux qui ont testés avant nous et qui nourrissent le blog de leur commentaires et tout ça pour pas un rond :)
Bon, c'est vrai que le plaisir de feuilleter et de sentir l'odeur de l'encre sur le papier est irremplaçable, mais malgré tout, j'arrête.
Par contre, ce que je n'arrête pas, c'est me balader chez les autres, aller voir les blogs que j'affectionne particulièrement parce que les recettes sont toujours justes, les photos travaillées et que l'univers général qui s'en dégage me plaît. 
Et c'est comme ça, qu'hier la photo du Pain de courgettes de BoopCook m'a séduite (comme toutes ses photos d'ailleurs). J'ai jeté un oeil à la recette et ai constaté amusé qu'elle l'avait trouvé dans le magazine Marmiton (si moi je n'achète plus, d'autres le font pour moi :) et je finirai toujours par retrouver les bonnes recettes quelques part...)
J'avais pas grand chose à faire hier, je profite de mes derniers jours de vacances... J'avais des courgettes au frigo et plus grand chose d'autre pour le dîner du soir, alors je me suis lancée. J'ai apporté quelques légères modifications par rapport à ce que j'avais à disposition (je n'ai pas de biscottes par exemple, j'ai donc remplacé par de la chapelure que je fais avec tous les morceaux de pain sec qu'on ne jette jamais) et le soir, on s'est régalé. 
Une petite recette toute simple, bien légère en bouche et malgré la présence de la courgette que l'on dit "insipide", très parfumée.
Je ne suis pas sûre que le terme de "pain" lui convienne réellement. On obtient plus une texture de terrine très moelleuse et fondante, même humide (défaut de la courgette: elle rend de l'eau). Si je refais cette recette, la prochaine fois, je mettrais davantage de chapelure pour boire justement le jus rendu par la courgette, je lui ajouterais un peu de fromage râpé ou quelques dés de féta et l'accompagnerais d'un coulis de tomates au basilic bien condimenté ou d'une petite mayo maison pour encore plus de gourmandise.
On l'a goûté à tous les stades: chaud, quelques secondes à peine après la sortie du four, tiède et entièrement froid. J'ai eu une préférence pour la version froide, je trouve qu'on sent bien mieux les arômes et la texture est aussi légèrement plus ferme, mais mon homme lui a préféré chaud... A vous de voir :)


SOURCE: BoopCook

* Pour un moule à cake de taille standard *

2 grosses courgettes (+/- 800 g)
1 c à s d'huile d'olive
1/2 oignon blanc
1 gousse d'ail épluchée et dégermée
6 g de sel
2 g de poivre
1 pincée de piment d'Espelette
~ 
2 c à s de ciboulette fraîche hachée
1 c à s de persil frais haché
QS de thym frais
(je ne voulais pas mettre de basilic, car je trouve qu'à la cuisson il perd tous ses arômes)
~
4 oeufs 
20 cl de crème (semi-épaisse) entière
40 g de chapelure (ou des biscottes grossièrement émiettées)


Préchauffer le four à 150° 180°
Tapisser le fond d'un moule à cake d'une feuille de papier sulfurisé.
Y déposer quelques fines rondelles de courgettes. Les saler et les  poivrer légèrement.
Couper le restant des courgettes en petits cubes d'environ 2 cm de section.
Dans une sauteuse, chauffer l'huile d'olive. Suer quelques secondes l'oignon finement émincé. Ajouter les cubes de courgettes et l'ail haché. Saler, poivrer et ajouter le piment d'Espelette et le thym. Laisser cuire 20 min environ jusqu'à ce que les courgettes soient parfaitement tendres. Verser dans une passoire et laisser égoutter encore 20 min.
Dans un saladier, fouetter les oeufs entiers. Ajouter la crème et la chapelure. Une fois les courgettes bien égouttés, les ajouter à la préparation. Terminer par la ciboulette et le persil.
Verser dans le moule et cuire 55 min en surveillant la coloration.
Déguster de suite, tiède ou froid.


samedi 3 mai 2014

Amuse-bouches: Blinis de Betterave, Crème d'Avocat & Oeuf de Caille poché, Asperges & Saumon mariné


Il me restait des petits œufs de caille et des pointes d'asperges de ma Salade Fraîcheur. Du coup ça m'a donné envie de faire une petite composition pour des amuse-bouches à picorer à l'apéritif. J'aime bien faire ce genre de petites choses. Et je n'attends pas forcément qu'on ai des invités pour ça.
L'occasion de réaliser des blinis avec la betterave achetée le matin même au marché. Accompagnés d'une crème d'avocat avec de bons fruits mûrs à points et d'un petit morceau de saumon mariné qu'il me restait dans le frigo. 
Cette petite composition est vraiment très agréable à déguster. En version petit format, on peut n'en faire qu'une bouchée et ça j'adore parce qu'on a tous les goûts en même temps dans la bouche!! Mais il est possible de les décliner en format plus grand pour composer une jolie petite entrée pleine de couleurs, bien fraîche et ultra printanière. 
J'apprécie particulièrement le côté "terreux" de la betterave qui s'harmonise parfaitement avec la douceur de l'avocat. L'oeuf de caille poché apporte une onctuosité, un crémeux supplémentaire et un côté gourmand irrésistible avec son jaune coulant à souhait!!!


* Pour +/- une quinzaine d'amuse-bouches *


Pour les mini blinis (avec ces quantités, on obtient environ une trentaine de mini blinis, compter 2 mini blinis par amuse-bouches)
1 œuf
50 g de farine type 45
12 cl de lait
5 g de levure sèche de boulanger
10 g de betterave crue 
5 g de sucre
2 g de sel
poivre
***
Laver la betterave, l'éplucher et la détailler en petits morceaux. La placer dans une casserole avec le lait. Chauffer sur feu doux jusqu'à ce que la betterave soit cuite. Mixer, chinoiser et laisser tiédir. Une fois le mélange tiède (30°), y délayer la levure, couvrir et laisser gonfler 5 min.
Clarifier l' œuf.
Dans un saladier, verser le sel, le sucre et la farine. Mélanger. Creuser un puits et y ajouter le jaune d’œuf. Incorporer progressivement le mélange lait/betterave/levure gonflée tiède. Mélanger bien à fond pour obtenir un appareil bien lisse et parfaitement homogène. Couvrir d'un linge propre humide et laisser reposer à t° ambiante 1 heure.
Monter le blanc en neige et l' incorporer délicatement à la pâte.
Chauffer une poêle anti-adhésive à mini blinis (ou une poêle anti-adhésive classique) légèrement huilée (huile neutre type pépins de raisins).
Verser l'équivalent d'1 c à c bien bombée de pâte et laisser cuire 1 min de chaque côté.
Garder au chaud.


Cuire les asperges à l'anglaise
Faire bouillir une grande quantité d'eau salée dans une grande casserole. Une fois à ébullition y plonger une dinzaine d'asperges vertes préalablement bien rincées à l'eau claire (= à noter qu'il est généralement inutile d'éplucher les asperges vertes d'autant plus si elles sont très fines).
Laisser 5 min (elles doivent rester croquantes). Les plonger dans un bain d'eau glacée pour stopper la cuisson et conserver leur couleur. Égoutter soigneusement sur un papier absorbant. Ne conserver que les pointes (et manger le reste!!). 


Pour la crème d'avocat
1 petit avocat mûr à point
1 cm de gingembre frais
1 petite gousse d'ail
1/2 petit oignon nouveau (bulbe uniquement)
4 gousses de Tabasco
1/2 c à c de jus de citron
4 gouttes de vinaigre balsamique
coriandre et persil plat frais
sel, poivre
***
Dans un mortier, mettre la gousse d'ail épluchée et dégermée. Ajouter le gingembre râpé, le 1/2 oignon frais émincé finement, le Tabasco, le jus de citron le vinaigre balsamique. Piler.
Couper l'avocat dans le sens de la hauteur. Retirer le noyau et prélever la chair à l'aide d'une cuillère. Placer dans le mortier et piler afin d'obtenir une purée onctueuse. Mélanger. Saler, poivrer et ajouter les herbes fraîches finement ciselée.
Placer dans un récipient et filmer au contact pour éviter que la préparation noircisse.
Réserver au réfrigérateur jusqu'au moment du dressage.


Pocher les oeufs de caille
La technique de pochage des oeufs de caille reste identique à celle des oeufs de poule, la cuisson se fait par contre beaucoup plus rapidement: à peine 1min.
15 oeufs de caille le plus frais possible (on les trouve au rayon volaille des supermarchés) et maintenus au réfrigérateur jusqu'à utilisation
une grande casserole
1 litre d'eau
5 cl de vinaigre blanc
une fourchette
un ramequin
une petite écumoire
une assiette recouverte d'une feuille de papier absorbant
***
Porter l'eau à ébullition. Ajouter le vinaigre et reporter à ébullition.
Casser l'oeuf de caille dans un petit ramequin (faire un oeuf à la fois, éventuellement 2, mais dans ce cas, utiliser 2 ramequins différents).
A l'aide d'une fourchette, remuer légèrement l'eau afin de créer un petit tourbillon. Verser l'oeuf au milieu de ce tourbillon et réduire le feu: l'eau doit juste frémir durant la cuisson.
Laisser immerger environ 50 secondes: pour contrôler l'appoint de cuisson, il suffit d'exercer un légère pression du doigt , seul le blanc doit être coagulé, le jaune lui reste crémeux.
Retirer délicatement à l'aide d'une petite écumoire et égoutter sur une feuille de papier absorbant. Au besoin, les ébarber délicatement pour leur donner une jolie forme bien régulière. Saler légèrement à  la fleur de sel.


Pour le saumon mariné
1 filet de saumon (+/- 250 g)
12 g de fleur de sel
12 g de sucre
1 pincée de piment d'Espelette
1 c à c de baies roses
zestes d'1/4 de citron jaune
***
Dans un récipient, verser la fleur de sel, le sucre, le piment d'Espelette et les baies roses légèrement pilées au pilon. Mélanger bien et saupoudrer régulièrement sur la chair crue du poisson.
Finalement, répartir les zestes de citron.
Placer dans une boîte ferment hermétiquement et laisser reposer au réfrigérateur quelques heures (8 à 12 heures maximum).
Au terme de ce temps, retirer l'eau rendu par le poisson, nettoyer la chair avec un papier absorbant (il est possible si vous le souhaitez de le passer sous un filet d'eau claire).
Envelopper le filet de poisson dans un linge propre et laisser de nouveau au réfrigérateur une douzaine d'heures.
Détailler en très fines tranches avant d'utiliser ou de déguster.


DRESSAGE
Tartiner un mini blinis avec un peu de crème d'avocat (si possible essayer de réaliser une quenelle à l'aide de 2 petites cuillères à café, c'est un peu plus technique, mais visuellement plus joli).
Ajouter un petit oeuf de caille, un morceau de saumon mariné et une pointe d'asperge coupée en deux.
Décorer avec un peu de thym frais et terminer en accolant un deuxième blinis. Déguster de suite.

jeudi 1 mai 2014

Salade Fraîcheur


Comme tout le monde, ça m'arrive de ne pas avoir envie de cuisiner. 
La solution dans ces cas là généralement, c'est une soupe en hiver et une belle salade composée en été.
Là, il  se trouve que j'avais pas mal de choses dans le frigo et qu'avec tout ça j'allais pouvoir nous composer une jolie petite assiette pleine de couleurs, de saveurs et de fraîcheur.


* Pour 2 belles assiettes *

125 g de fraises Gariguettes
4 gros champignons de Paris
4 radis
une vingtaine de pointes d'asperges
une douzaine de tomates cerises
100 g de mesclun
une dizaine d'oeufs de caille frais
quelques fleurs comestibles (facultatif, c'est plus pour la déco que pour le goût)
herbes fraîches: basilic, thym citron, cerfeuil et persil plat
2 c à s d'huile d'olive
1 c à s de vinaigre balsamique
fleur de sel et poivre du moulin


Rincer rapidement les fraises sous l'eau claire. Les sécher à l'aide d'un papier absorbant. Les couper en 2.
Laver et sécher les tomates cerises, les couper en 2 ou en 4 suivant leur grosseur.
Laver soigneusement et essorer le mesclun.
Laver les radis, retirer les bouts et les couper en fines rondelles.
Laver les asperges, les couper pour ne conserver que les pointes. Deux méthodes pour les cuire: soit à l'anglaise (les cuire à peine 4 min dans une grande quantité d'eau bouillante salée, une fois cuites, les refroidir dans un bain d'eau glacée), soit dans une sauteuse à feu vif avec un filet d'huile d'olive (méthode que je préfère...)
Laver et éplucher les champignons et les couper en fines lamelles.
Dans un petit bol, verser le sel, le vinaigre et le poivre. Remuer pour bien dissoudre le sel. Ajouter l'huile d'olive. Mélanger.
Verser le mesclun dans un saladier et l'enrober de vinaigrette. Dresser de suite dans les assiettes.
Ajouter joliment le restant des éléments.

Terminer par les oeufs de caille pochés au dernier moment.
La technique de pochage des oeufs de caille reste identique à celle des oeufs de poule, la cuisson se fait par contre beaucoup plus rapidement: à peine 1 min.
Pour cela, il vous faudra:
des oeufs de caille le plus frais possible (on les trouve au rayon volailles des supermarchés) et maintenus au réfrigérateur jusqu'à utilisation
une grande casserole
1 litre d'eau
5 cl de vinaigre blanc
un ramequin
une petite écumoire
un récipient recouvert d'une feuille de papier absorbant
***
Porter l'eau à ébullition. Ajouter le vinaigre et reporter à ébullition.
Casser l'oeuf de caille dans un petit ramequin (faire un oeuf à la fois, éventuellement 2, mais dans ce cas, utiliser 2 ramequins différents)
A l'aide d'une cuillère, remuer légèrement l'eau afin de créer un petit tourbillon. Verser l'oeuf au milieu de ce tourbillon et réduire le feu: l'eau doit juste frémir durant la cuisson.
Laisser immerger environ 50 secondes: pour contrôler l'appoint de cuisson, il suffit d'exercer une légère pression du doigt, seul le blanc doit être coagulé, le jaune lui reste crémeux.
Retirer délicatement à l'aide d'une écumoire et les égoutter sur la feuille de papier absorbant. Au besoin, les ébarber délicatement pour leur donner une jolie forme bien régulière.
Dresser les oeufs de caille sur l"assiette, ajouter les herbes fraîches et servir de suite.


dimanche 6 avril 2014

Salade Caesar


Quand arrive le printemps, l'envie de salades se fait davantage ressentir que de plat plus élaborés et chauds. On a envie de fraîcheur dans l'assiette et ça se comprend! Mais attention, qui dit salades ne dit pas forcément légèreté... Une belle salade composée est bien souvent plus riche qu'un burger ou un jambon/beurre...
Vous connaissez la salade César ou Caesar?? Ça c'est une salade plutôt riche!! de par sa garniture (poulet, oeufs durs, filets d'anchois à l'huile, croûtons, parmesan...) mais aussi et surtout de par la sauce qui l'assaisonne (très similaire à une mayonnaise mais avec plein d'autres choses bien riches en plus!!).
C'est LA salade emblématique des Etats-Unis!! S'il vous arrive de regarder les émissions de Gordon Ramsay, vous aurez sans doute remarqué qu'il trouve toujours le moyen de la glisser sur les cartes des restos qu'il tente de redresser (avec l'inévitable gratin de macaronis et le Yorkshire Pudding...) 
Je n'ai personnellement jamais mis les pieds aux États-Unis, mais il m'est déjà plus d'une fois arrivée de manger de la salade Caesar et à chaque fois je me dis que vraiment j'adore ça et qu'il serait peut-être temps que j'en fasse à la maison!! 
On attribue sa création à un restaurateur immigré italien ayant vécu en Californie dans les années 30: Caesar Cardini. Selon la "légende", il aurait inventé sa fameuse sauce un jour de fête nationale alors qu'il se serait retrouvé à court d'ingrédients pour la mise en place de sa carte habituelle et aurait improvisé un assaisonnement avec ce qui lui restait sous la main: de la salade romaine, de l'huile d'olive et des oeufs, du jus de citron, des croûtons grillés et de la sauce Worcestershire*. Le succès fut immédiat!! 
A noter que dans la recette d'origine, il n'y avait ni anchois, ni poulet,ni câpres... ce sont des variantes nées au fil du temps et qui personnellement me font vraiment apprécier cette salade. C'est de ce mélange un peu improbable que naît la magie!!
Voilà ma recette, je ne prétends nullement détenir LA façon de faire, c'est juste celle qui me plaît et que j'aime manger. A vous de l'adapter à vos papilles :)


* Pour 4 à 6 personnes *

GARNITURE:
1 salade romaine
3 oeufs 
QS filets d'anchois
2 filets de poulet (ou 6 aiguillettes)
QS parmesan en copeaux
QS croûtons à l'ail
20 g de cacahuètes salées torréfiées (ou noix de cajou)
SAUCE CAESAR
2 oeufs extra frais
le jus d'1 citron
3 gouttes de Tabasco
1 c à s de sauce worcestershire *
1 c à c de moutarde
1 c à c de câpres 
1 gousse d'ail
2 à 3 filets d'anchois
30 g de parmesan
2 c à s d'huile neutre
+/- 20 cl d'huile d'olive
sel, poivre

** condiment foncé d'origine anglaise à la saveur aigre-douce et légèrement piquante préparée à base de mélasse (sirop très épais et très visqueux constituant un résidu du raffinage du sucre extrait de la canne à sucre ou de la betterave), vinaigre, anchois, échalote, pulpe de tamarin (fruit tropical provenant d'Inde et également très présent dans l'Ile de la Réunion. Sa chair acidulée est très agréable), d'ail et de diverses épices.


Préparer la garniture:
Cuire les oeufs dans l'eau bouillante 10 min. Les rafraîchir et les écaler. Une fois bien froids, les couper en 4 quartiers.
Torréfier les cacahuètes salées à sec dans une poêle anti-adhérente. Les réserver.
Laver, essorer parfaitement et couper la salade romaine en lanières de 3 cm.
Griller les filets (ou aiguillettes) de poulet dans une poêle à feu très vif. En toute fin de cuisson, ajouter une pincée de sucre pour apporter une petite caramélisation. Laisser refroidir puis détailler en lanières.
Couper une baguette de pain en tranches de 1 cm. Les frotter avec une gousse d'ail et les badigeonner d'huile d'olive avant de les mettre à griller sous le grill du four jusqu'à ce qu'elles soient bien croustillantes.
Préparer quelques copeaux de parmesan à partir d'un morceaux de parmesan entier et réserver quelques jolis filets d'anchois.
Préparer la Sauce Caesar:
Cuire 1 min 30 (surtout pas plus, les oeufs doivent être à peine mi-cuits) les 2 oeufs dans l'eau bouillante. Les rafraîchir rapidement et les écaler de suite. Les placer dans le bol d'un blender. Ajouter le jus de citron, le tabasco, la sauce worcestershire, la gousse d'ail épluchée et hachée, la moutarde, les câpres, les anchois et le parmesan coupé en morceaux grossier. Mixer en ajoutant progressivement l'huile et l'huile d'olive jusqu'à consistance d'une sauce qui se tienne (comme une mayonnaise).
Rectifier l'assaisonnement si besoin (a priori, l'ajout de sel ne sera pas nécessaire).
***
DRESSAGE:
Dans un saladier, déposer les lanières de salade romaine, les quartiers d'oeufs durs, quelques filets d'anchois et le poulet émincé. Ajouter les cacahuètes, les croûtons et quelques copeaux de parmesan.
Repartir un peu de sauce de-ci de-là et servir de suite.


samedi 5 avril 2014

Tarte Asperges & Ricotta


Mon homme est rentré des courses avec une belle botte d'asperges vertes.
Je n'ai pas voulu lui casser sa joie en lui disant que la saison des asperges vertes était mai et juin... ce sont les blanches que l'on peut trouver dès avril... le pauvre, il était tout content et il sait combien je les adore!! Il faut reconnaître qu'à l'époque actuelle où on peut trouver de tout et du n'importe quoi à n'importe qu'elle saison, c'est un peu difficile de s'y retrouver!!
C'était du coup l'occasion de tester la recette de Carine, sa Tarte Asperges et Ricotta qui m'avait fait de l'oeil l'année passée mais quand j'avais voulu la faire, la saison était déjà finie... j'ai toujours deux trains de retard moi :)
On s'est régalés avec cette tarte!!  Très moelleuse, savoureuse et gourmande à souhait, parfaite accompagnée d'une petite salade verte pour composer un dîner rapide et équilibré! 
~
(avec modifications)


Soit pour 4/5 personnes


Pâte
125 g de farine type 55
60 g de beurre 1/2 sel
60 g d'eau froide
***
1 botte d'asperges vertes
250 g de ricotta romana *
10 cl de crème liquide entière
2 œufs entiers
sel, poivre
20 g de parmesan râpé
Piment d'Espelette
persil frais
huile d'olive

* L'appellation « ricotta  » fait partie du domaine public et peut être donc employée à travers le monde pour différents fromages.
La ricotta romana est protégée au niveau européen grâce au label Appellation d'origine protégée (AOP). Elle est obtenue à partir de lactosérum de lait entier de brebis provenant de la région du Latium. 
Une deuxième ricotta italienne est protégée par une AOP, elle est beaucoup plus forte en goût et ne convient pas aux préparations sucrées (je parle d'expérience...): la ricotta di bufala campana qui elle est obtenue à partir de lactosérum doux de lait entier de bufflonne provenant de certaines aires géographiques comprises dans les régions Campanie, Latium , Pouilles et Molise.
Choisissez bien votre Ricotta, elle est gage de qualité :)
***

Préparer la pâte:
Verser la farine dans un saladier. Creuser un puits et ajouter le beurre ramolli coupé en petits dés et l'eau bien froide. Mélanger l'ensemble jusqu'à l'obtention d'un appareil homogène. Ramasser en boule sans trop travailler, filmer et réserver au frais 1 heure.
Préchauffer le four à 200°
Fariner légèrement le plan de travail et abaisser la pâte sur 3 mm d’épaisseur. La foncer dans le moule à tarte et la piquer régulièrement avec les dents d'une fourchette. Saupoudrer d'un peu de parmesan râpé.
Réserver au frais 15 min (le passage au froid évitera que la pâte ne se rétracte à la cuisson).
Pendant ce temps, cuire les asperges à l'anglaise.
Porter à ébullition un grand volume d'eau salée.
Couper les extrémités abîmes et un peu dures des asperges et les plonger dans l'eau bouillante pour 5 min environ (elles doivent rester légèrement croquantes). Égoutter et rafraîchir de suite sous l'eau bien froide.
Couper les pointes des asperges de la largeur du moule, puis détailler en petits tronçons les morceaux de tiges restants.
Préparer l'appareil:
Mélanger la ricotta romana, les œufs et la crème. 
Saler et poivrer.
Ajouter les morceaux de tiges d'asperges. Mélanger.
Verser sur le fond de tarte, saupoudrer de nouveau d'un peu de parmesan râpé et disposer joliment les pointes d'asperges. Saupoudrer d'une pincée de Piment d'Espelette.
Cuire 30 min (en bas du four) en surveillant bien la coloration qui doit restée légère.
Tiédir et lustrer les pointes d'asperges au pinceau avec un peu d'huile d'olive. Décorer avec quelques brins de persil plat.
Déguster tiède ou froide.