vendredi 8 février 2008

Riz au lait vanillé et pistaché façon crème brûlée




Ce matin, alors que je me parlais à moi- même ((!)... non, non, tout va bien, c'est juste que je me comprends mieux si je me parle tout haut!!!), je me demandais quelle pourrait bien être mon prochain projet culinaire, j'ai entendu du fin fond de la cuisine (faut croire que je parle fort quand je me parle à moi- même!...): 't'as pensé à un riz au lait? , tu pourrais faire un riz au lait, tiens! et pourquoi pas un riz au lait?' j'ai cru comprendre que mon homme avait une envie de riz au lait!!! Mais intérieurement, je me suis dit: 'zut, moi qui voulais faire des crèmes brûlées'. Et oui, forcément, je me suis acheté un fer à brûler, alors je suis impatiente de tester mon nouveau joujou: 50% en solde, je pouvais pas passer à côté; en plus c'était le dernier!
Mais bon, c'est vrai que ça fait un moment que je lui promets un riz au lait, j'ai même acheté pour l'occasion un riz rond BIO, alors je crois que je n'ai pas trop le choix: je vais lui faire un "riz au lait façon 'brûlée'" (comme ça, tout le monde est content: il a son riz et moi je m'amuse!)





La texture onctueuse de la crème vanillée bien glacée qui recouvre le riz moelleux et fondant, forme un savoureux contraste avec la croûte de caramel croquant et brûlant. Le tout est sublimé par la présence délicate et subtile de la pistache ... un petit moment de bonheur!

Préchauffer le four à 120°
Laver 200 g de riz rond.
Le mettre à cuire 2 min dans l'eau bouillante. L'égoutter et le réserver.
Dans une grande casserole, verser 50 cl de lait entier, 25 cl de crème fraîche liquide, 1 gousse de vanille fendue en 2, 30 g de poudre de pistaches (très finement mixée) et 75 g de sucre. Faire chauffer sur feu doux jusqu'à dissolution du sucre, puis porter à ébullition. Retirer du feu et laisser infuser 10 min.
Pendant ce temps, travailler au fouet 2 jaunes d'oeufs avec 1 oeuf entier et 75 g de sucre dans un saladier. Le mélange doit blanchir, mousser et doubler de volume.
Passer la crème à la pistache au tamis fin et l'incorporer aux oeufs sans cesser de remuer.
Verser le riz en pluie, mélanger et répartir dans de petits ramequins individuels.
Cuire 40 min à 90° (la cuisson doit se faire à faible température pour éviter la formation de bulles).

Laisser entièrement refroidir à température ambiante avant de réserver au réfrigérateur pour 1 heure au moins.
Au moment de servir, saupoudrer (généreusement) de sucre cassonade et brûler au fer.



L'intérêt de cet instrument est qu'il fait caraméliser la cassonade et la rend ainsi croustillante sans pour autant chauffer la crème qui, elle, reste froide et ferme.
Mais voilà une petite astuce si vous n'avez ni chalumeau, ni fer: préchauffez le gril de votre four au maximum pendant 10 min, placez les ramequins dans un plat peu profond et rempli de glaçons: ceux- ci contribueront à garder les crèmes froides pendant que le sucre caramélise. Laisser environ 4 min sous le gril et servir de suite.

Et parce que c'est bientôt la Saint- Valentin, j'en ai fait 2 dans de jolis moules en forme de coeur...


Quiche feuilletée Thon, Brocoli




Habituellement, quand je prépare une quiche/ tarte salée, je la fais avec une pâte brisée; mais en faisant un inventaire de ce qu'il me restait dans mon congélateur, je suis tombée sur un petit pâton de la dernière pâte feuilletée que j'avais confectionnée dans le but de peaufiner la technique pas évidente du tout pour moi de tourage...
Pour la garniture, j'ai opté pour un mariage thon/ brocoli avec ma petite touche personnelle: je confectionne toujours mes quiches à partir d'une béchamel, ce qui les rend à mon goût beaucoup plus moelleuses et fondantes qu'un simple appareil crème/ oeufs...



Préparer une pâte feuilletée (si pas le temps, pas envie ou sais pas faire, la pâte feuilletée du commerce est tout aussi délicieuse) et l'étaler dans un plat à tarte, la piquer et réserver au frais.
(si vous préférez la version pâte brisée, il vous faudra verser dans un saladier 250 g de farine, 5 ml de sel, 125 g de beurre mou. Travailler du bout des doigts pour obtenir un mélange sableux et ajouter 6 cl d'eau froide, voir glacée, ce qui évite à la pâte de coller ou 1 oeuf entier = l'eau apporte du croustillant, l'oeuf du fondant. Mélanger rapidement tous les ingrédients pour les amalgamer. Ne pas trop pétrir pour éviter de la rendre trop élastique. Une fois la pâte bien homogène, l'étaler de suite dans un moule à tarte sur 2 mm d'épaisseur = une bonne pâte brisée se doit d'être peu épaisse et croustillante pour se 'briser' sous la dent, c'est le secret des bonnes tartes, la piquer (permet à la vapeur d'eau de s' échapper et évite que la pâte ne gonfle trop) et la réserver 1 heure au réfrigérateur = le temps de repos est indispensable, il évitera à la pâte de se rétracter pendant la cuisson.)

Préchauffer le four à 180°

Préparer la béchamel:
Faire chauffer 25 cl de lait et le porter à ébullition.
Dans un récipient fermant hermétiquement, verser 30 g de farine, 5 ml de sel, quelques tours de poivre du moulin et 6 cl d' huile (d'olive pour moi). Mélanger pour obtenir une texture bien lisse.
Verser le lait bouillant. Mélanger rapidement et couvrir de suite. Laisser gonfler 5 min. Retirer le couvercle et remuer. Ajouter 1 oeuf entier préalablement battu. Mélanger bien à fond et réserver.
Pour rendre mon fond de pâte encore plus fondant, je le couvre d'une fine couche de moutarde et le saupoudre d'un peu de fromage râpé.
Garnir avec des dés de thon, des têtes de brocoli (cuits), un oignon finement émincé, quelques tomates cerises coupées en 2 et un peu de basilic. Ajouter un peu de fromage râpé et recouvrir avec la béchamel. Glisser au four chaud 30 min.



Déguster tiède avec une petite salade verte... hum!

jeudi 7 février 2008

Conserver ses Biscuits secs

Pour conserver ses Petits Gâteaux et garder le craquant des Biscuits secs 2 solutions:
¤ la 1ère, radicale, consiste en tous les manger d'un coup, comme ça plus de souci! Bon, là, forcément, c'est pas vraiment recommandé ni pour la ligne, ni pour la digestion...
¤ la plupart des petits gâteaux et biscuits secs se conservent 2 à 5 jours, mais certains peuvent se garder plusieurs semaines (c'est le cas notamment des Springerle, Biscotti...). En fait, tout dépend des ingrédients qui les composent: en règle générale, plus ils contiennent de matières grasses, plus ils se conserveront longtemps.

Pour éviter la condensation qui risque de provoquer un ramollissement, il est conseillé de toujours démouler les biscuits dès la sortie du four (sauf mention contraire), l'idéal étant de les faire refroidir sur une grille métallique légèrement surélevée afin que l'air circule dessous.

Une fois bien refroidi, ils doivent être conservés dans une boîte hermétique métallique dans laquelle on aura déposer au fond une feuille de papier essui- tout type Sopalin (ce qui permet de les garder bien craquants) et rangés dans un endroit frais et bien au sec.

Vous n'avez pas conservé vos biscuits dans une boîte en fer et ils ont ramolli ? Tout n'est pas perdu ! Vous pourrez tout de même les déguster avec plaisir en les passant quelques minutes au four bien chaud, puis en les laissant refroidir...

mercredi 6 février 2008

Sur la route des Macarons, Macarons Adam de St Jean de Luz & Macarons de St Emillion




Je continue mon tour de France des villes qui ont pour spécialité ce petit gâteau tout rond et si bon à la délicieuse saveur d'amandes qu'est le Macaron. Alors après Paris, Nancy et Amiens, voilà, Saint-Jean de Luz (Macarons à peu près comme ceux de chez Adam) et Saint- Emilion. Lequel est mon préféré ??? Trop dur de faire un choix et en plus je ne veux blesser personne (...), néanmoins, j'ai particulièrement apprécié le petit côté moelleux et un peu 'j'te colle à la dent' dû à leur coeur légèrement pas cuit de ceux de Saint- Jean de Luz.
Mais tous ont en commun ce délicieux goût d'amandes dont je raffole tant!
Macarons de Saint- Jean de Luz à peut près comme ceux de chez ADAM (de loin, la nuit et dans le brouillard...)



Mélanger 120 g de sucre fin avec 120 g de poudre d'amandes et 2 gouttes d'amande amère. Ajouter petit à petit 2 blancs d'oeufs. Mélanger bien à fond. Le mélange est assez fluide mais se tient quand même.
Dresser de petits tas sur une plaque à pâtisseries en silicone et cuire 15 min à 180 °




YYY

Pour les Macarons de Saint- Emilion, voilà ce que j'ai pu trouver sur leur secret de leur fabrication:




''Une recette transmise de génération en génération…Au 9 de la rue Guadet, le doux parfum d'amandes affriole les papilles... Mme Blanchez est là, derrière ses fourneaux, à veiller à ce que chacun de ses macarons prenne sa belle couleur dorée. Mais point trop n'en faut. 1/4 d'heure de cuisson, pas plus, en ayant bien soin de les retourner au moment clef pour qu'ils croquent onctueusement sous la dent... Et ce n'est pas tout ! Avant cette phase ultime, il aura fallu ébouillanter les amandes, les égoutter, les passer dans la machine à éplucher, les trier, les laver, les sécher.
En les passant dans des rouleaux de marbre, on obtiendra une pâte compacte que l'on mélangera avec les blancs d'oeuf montés en neige et le sucre. Un à un, les macarons seront disposés sur les plaques avec une douille. A l'aide d'un polissoir en inox, leur forme leur sera donnée et enfin, geste final mais des plus essentiels : le "topé" leur donnera leur croquelet." Nous sommes les seuls à les faire encore selon la recette traditionnelle, raconte non sans une certaine fierté Mme Blanchez. Depuis 1930, elle s'est transmise de génération en génération.
"Je suis la troisième à avoir repris le flambeau, il y a 38 ans. Mais c'est du travail ! Je suis levée à 5 heures tous les matins pour préparer les fournées. Nous sommes trois à travailler dans la boutique : trois femmes. C'est bien normal, les messieurs n'y connaissent rien ! C'est d'ailleurs ma belle-mère qui m'a transmis son savoir-faire. On me demande souvent de mettre mes macarons en dépôt. Mais je refuse. Je travaille de façon artisanale, ce n'est pas un travail d'usine. Je suis pour l'authentique, il faut conserver le patrimoine."
Il faudra donc vous déplacer pour goûter aux délicieux macarons de Saint-Émilion. Rassurez-vous, le voyage vaut son pesant de macarons...''


???...!!!
Et voilà ma grande, t'as plu qu'à te débrouiller avec ça : sympa, le seul indice précis c'est qu'il faut monter les blancs en neige (c'est toujours ça de pris), pour le reste???... sucre glace ou fin? ratio poudre d'amandes/ sucre?
En fin de compte, et en souvenir de ceux que j'avais eux l'occasion de goûter, voilà ma proposition:

Monter 2 blancs en neige ferme.
Tamiser ensemble 130 g de sucre glace et 170 g de poudre d'amandes.
Mélanger délicatement.
Préchauffer le four à 180°
Sur une toile à pâtisseries en silicone; déposer de petits tas gros comme des noix. 'Toper' la plaque et laisser reposer 15 min.
Enfourner pour 10 min. Les retourner et poursuivre la cuisson 5 min.
Laisser refroidir à température ambiante.



Et vous, quel est votre préféré ???

lundi 4 février 2008

Babas bouchons au Rhum



1740 = on attribue la création du Baba à Stanislas Leczinski, ancien roi de Pologne, qui, à la recherche de nouveauté, saupoudra un Kouglof de sucre à sa sortie du four, l'arrosa de rhum et le flamba. Ravi du résultat, le roi le nomma Ali-Baba qui devient très vite Baba.


Pour 8 Babas de 60 g 
(moules à babas bouchons, forme dariole anti-adhérents, 5,5 cm de Ø x h 5,5 -clic-)
(ou 45 g de pâte par empreintes moules à savarin -clic-)


Pour la pâte à Babas:
6 g de levure fraîche de boulangerie (ou 2 g de levure déshydratée)
6 g de lait
120 g de farine type 45
1 g de sel
35 g de beurre mou
5 g de miel
120 g d'oeufs entiers (+/- 2 oeufs de calibre moyen)
***



Faire tiédir le lait (30° maximum). Lui ajouter la levure, remuer, couvrir et laisser reposer au tiède à l'abri des courants d'air jusqu'à ce que la levure soit parfaitement fondue, pendant +/- 15 min.
Dans la cuve d'un robot, verser le sel et le recouvrir de farine. Ajouter le beurre coupé en dés, le miel, les oeufs et la levure delayée (🔺ATTENTION à ce qu'elle ne rentre pas en contact avec le sel).
Pétrir au crochet à vitesse lente pendant 30 min: la pâte devient élastique, se décolle des parois et se ramasse en boule, mais elle reste  très très collante, ce qui est normale.
Couvrir d'un linge propre et laisser reposer au réfrigérateur 12 heures.
Au bout de ce temps (le volume a doublé, voir triplé), dégazer la pâte.
Graisser légèrement les moules à darioles (même s'ils sont anti-adhérents). Les déposer sur une plaque à pâtisserie et la déposser sur la balance.
"Verser" (la pâte reste collante, elle ne façonne pas. On peu la mettre dans une poche pâtissière avec une grosse embouchure et couper la quantité de pâte nécessaire aux ciseaux) 60 g de pâte par empreinte dariole.
Couvrir d'un linge propre et laisser pousser au tiède pendant 2 heures: la pâte doit avoir doubler de volume.
Préchauffer le four à 180°
Cuire 20 à 30 min: les babas doivent avoir gonflés et dépassés de leur moule de plus de 3 cm, ils ont une jolie coloration régulière blonde dorée.
Retirer du four, laisser tiédir 5 min et démouler. Laisser reposer sur une grille pour que l'humidité s'évacue.
Garder au sec 24 heures pour que la pâte "rassisse" un peu et puisse être imbibée.






Pour le Sirop:
1 litre d'eau
300 g de sucre
1 orange
1 citron jaune
1 citron vert
2 gousses de vanille (bien grasse et charnues)
2 étoiles de badiane
1 bâton de cannelle
*
20 cl de rhum vieux
***





Verser l'eau, le sucre, les gousses de vanille fendues en 2, la badiane et la cannelle dans une grande casserole. 
Ajouter les citrons et l'orange coupés en 2 (important ici d'utiliser des fruits non traités ou BIO, puisqu'on utilise la peau).
Porter le tout à forte ébullition pendant au moins 30 min. Filtrer à travers un tamis. Presser au maximum le jus rendu par les agrumes. Reverser le sirop dans une très grande casserole, remettre les gousses de vanille et éventuellement l'anis et la cannelle et ajouter le rhum. Chauffer de nouveau pour que l'alcool s'évacue et ne reste que le goût. Laisser tiédir à 60° et immerger les babas. Les retourner dans le sirop assez régulièrement pour qu'ils s'imbibent parfaitement. Les laisser s'imbiber dans le sirop plusieurs heures (de toute façon, un baba, c'est jamais trop imbibé!)
Une fois les babas parfaitement imbibés, les retirer du sirop et les laisser s'égoutter sur une grille.
Réduire le sirop restant sur feu vif jusqu'à ce qu'il épaississe un peu (pas trop, on ne veut pas du caramel!) Un fois le sirop un peu "nappant", arroser les babas.
Refroidir et déguster.
Si à votre palais le goût du rhum n'est pas suffisamment prononcé, il est possible de remplir de petites pipettes d'un peu de vieux rhum et venir arroser au dernier moment le baba :) 
Déguster seul, avec une chantilly à la vanille ou comme ici, avec une petite crème anglaise bien vanillée


A noter qu'il est possible d'ajouter à la pâte des raisins secs macérés dans du rhum pendant 24 heures et égouttés.
Pour cela, procéder comme indiqué précédemment. Au bout des 30 min de pétrissage, ajouter les raisins égouttés et pétrir de nouveau 10 min au crochet avant de laisser la pâte reposer au frigo pendant 12 heures.
Pour cette version, je les avais accompagnés de tranches d'ananas rôties, divin!!



Choux et éclairs à la crème caramélisés



De grands classiques qui remportent toujours de francs succès...
Aérée et moelleuse, la pâte à choux permet la réalisation de multiples délices: choux, éclairs, Saint- Honoré, Paris- Brest, profiteroles... un appel à la gourmandise!


Pâte à choux
Préchauffer le four (200°) avant de commencer la pâte et ne pas s'interrompre pendant sa confection.


Faire fondre doucement le beurre coupé en petits morceaux dans l’eau avec la pincée de sel le sucre. Faire chauffer sur feu doux en remuant jusqu'à ce que le beurre soit complètement fondu puis amener à ébullition mais pas trop pour éviter l'évaporation. (On peut remplacer l'eau par la même quantité de lait: la pâte n'en sera que meilleure).Verser alors d’un seul coup la farine et remuer de suite bien à fond.
Faire ''dessécher'' la pâte sur feu doux sans cesser de remuer 5 min jusqu'à ce que la pâte devienne bien lisse et se détache des parois de la casserole.
Débarrasser dans un cul de poule et hors du feu, ajouter 1 œuf entier en l’incorporant bien à fond, puis un 2 ème et un 3ème, voir éventuellement un 4ème si besoin. Cette opération peu bien sûr se faire dans un robot. L' ajout des oeufs 1 à 1 est essentiel: il permet un bon contrôle de la texture finale, ainsi, il est recommandé de battre le 4ème oeuf dans une petite tasse et de l'incorporer peu à peu: il ne sera peut- être pas utile de le mettre en entier.Au final, la pâte doit être souple et bien se tenir: elle doit être molle mais non liquide.




Faire tiédir et verser la pâte dans une poche à douille munie d'une douille lisse et de 8 mm de Ø (ou dentelée laquelle permet d'obtenir une jolie pousse bien régulière: ça c'est Christophe FELDER qui le dit dans sa Leçon de Pâtisserie n° 8).
Sur une plaque à pâtisserie en silicone faire des petits tas gros comme une noix (pour les choux) et des bandes de 6 cm de long ( pour les éclairs ) bien réguliers en les espaçant bien car à la cuisson ils vont gonfler!
Les rayer à l'aide d'une fourchette rapidement trempée dans l'eau toujours pour obtenir une pousse régulière, puis les dorer avec 1 oeuf entier détendu à la fourchette à l'aide d'un pinceau .

Glisser au centre du four et maintenir la porte entre ouverte à l'aide d'une cuillère (il est nécessaire que les choux cuissent dans un four à chaleur sèche) et les laisser cuire 10 min à 200°, puis baisser le four à 180° et poursuivre la cuisson 10 min et prolonger finalement encore la cuisson 25 min à 160° jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. A la fin de la cuisson, laisser reposer environ 5 min dans le four éteint, porte entre ouverte, pour éviter que la pâte ne retombe en passant brusquement du chaud au froid.
Laisser refroidir entièrement hors du four sur une grille le temps de préparer la Crème pâtissière.
 
 


Crème pâtissière
Dans une casserole, faire chauffer 50 cl de lait avec 1 c à moka de vanille en poudre (ou 1 c às de vanille liquide).
Dans un cul de poule, blanchir 4 jaunes d'oeufs avec 125 g de sucre.
Ajouter 70 g de farine. Mélanger bien à fond et petit à petit, verser le lait bouillant sans cesser de remuer.
Reverser dans la casserole et pour faire épaissir sur feu modéré sans cesser de fouetter pour éviter qu'elle n'attache (il faut qu'elle soit portée à ébulition pour cuire).
Débarrasser de suite dans un récipient et filmer au contact (ou la tamponer avec du beurre) pour éviter qu'elle ne crôute. Placer au frais pour la faire entièrement refroidir.
Une fois la crème bien froide, la remuer vivement pour l'assouplir et ajouter éventuellement un peu de Rhum pour parfumer.


Préparer un Caramel avec 100 g de sucre et 100 g d'eau.
Le décuire en trempant le cul de la casserole dans l'eau froide.
Tremper le haut des choux et des éclairs dans le caramel et les poser sur une feuille de papier rhodoïd face caramel pour éviter les coulures (le dessous des choux devient ainsi le dessus).
Laisser durcir et garnir à l'aide d'une poche à douille fine en faisant une petite incision sur le dessous.


On doit la création de la pâte à choux à Popelini, cuisinier de Catherine de Médicis.
Qu'est-ce qui fait gonfler la pâte à choux?
= la pâte à choux contient beaucoup d'eau. Au four, sous l'action de la chaleur, la pâte va se boursouffler, bouillir avec un fort dégagement de vapeur. Cette vapeur fera éclater la petite croûte qui s'est formée. Puis la farine et l'oeuf vont s'épaissir et se coaguler en un empois solide qui maintiendra la pâte développée.

samedi 2 février 2008

Crêpes Sucrées


Le 2 février, c’est la Chandeleur... alors forcément, c'est crêpe partie!!!

La chandeleur (autrefois 'chandeleuse'), ou Fête des Chandelles se célèbre le 2 Février, soit 40 jours après Noël.
Tous les ans, la tradition veut que l’on prépare plein de délicieuses crêpes à déguster en famille ou entre amis.
Mais d’où vient cette bonne tradition?
A l’origine, à l’époque des Romains, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser cette fête qui deviendra la commémoration de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem et la purification de la Vierge. Ce jour là, à Rome, on donnait des gâteaux aux pélerins. On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé. Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion, et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage.
Entre temps, une autre tradition a vu le jour : celle des crêpes. Cette tradition se rapporte à un mythe lointain selon lequel si on ne faisait pas de crêpes le jour de la chandeleur, le blé serait carié pour l’année. On dit d’ailleurs : 'Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur'. D’ailleurs, en faisant les crêpes, il faut respecter une autre coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les paysans faisaient sauter la première crêpe au- dessus du feu avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Si la crêpe s'est bien retournée, alors c'est chance et richesse toute l'année pour l'exécutant. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante pour abriter le foyer de la misère. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu. Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année. Ce jour encore, les jeunes femmes mariées trempaient leur alliance dans la pâte pour s'assurer d'un bonheur parfait.
Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine.
Aujourd’hui, les processions aux chandelles et autres rites n’existent plus, mais on a conservé la tradition des crêpes: moment agréable, tant dans la confection des crêpes que dans leur dégustation!
(Source: Mômes.net)


REUSSIR A COUP SUR SA PATE A CREPES:


D'abord, et contrairement à tout ce que j'ai pu lire dans toutes les recettes de crêpes (quasiment toutes les recettes...pour être honnête), les oeufs ne doivent pas être incorporés en 1er à la farine. En effet, c'est le corps gras qu'ils contiennent qui à son contact créé les grumeaux. Ainsi, la règle d'or pour obtenir une pâte lisse, sans grumeaux qui forme un ruban coulant, est de suivre un ordre précis dans l'incorporation des ingrédients.
Mais si malgré toutes les précautions la pâte fait des grumeaux, la passer à travers une fine passoire: il est fortement déconseillé de la mixer : cela rendrait la pâte élastique et caoutchouteuse.
D'abord, tamiser la farine au dessus d'un saladier (mieux vaut utiliser une farine de type 55). Creuser un puits et y verser le liquide choisi (lait: 1/2 écrémé, ou lait + bière, cidre ou eau minérale...). A l'aide d'un fouet à main, incorporer peu à peu la farine. Mélanger bien à fond.
= la bière blonde confère à la pâte une grande légèreté et un petit goût particulier. Un mélange moitié lait/ moitié eau rendra les crêpes beaucoup plus croustillantes. On peut également remplacer le lait par du lait concentré non sucré pour des crêpes moelleuses à souhait.
Casser les oeufs dans un petit récipient (mieux vaut utiliser des oeufs frais) et les battre en omelette. Les ajouter au mélange petit à petit et par petites quantités sans cesser de remuer: la pâte doit être coulante mais pas trop liquide.
= pour une pâte encore plus légère et aérienne, on peut battre 1 blanc en neige et l'incorporer au dernier moment à la pâte bien reposée.
= un peu de beurre fondu dans la pâte apporte du moelleux et un petit goût noisette si on lui laisse prendre un peu de couleur lors de la cuisson. La pâte n'en sera que plus savoureuse.
Dernier conseil, bien laisser reposer la pâte: plus elle repose, moins elle aura tendance à coller à la cuisson, à gonfler et à se boursouffler. Pour être légère, la pâte doit reposer à température ambiante 30 min au moins, l'idéal étant 2 heures (dans ce cas, la mettre au frais).
Si la pâte est un peu épaisse après le temps de repos, la délayer avec 1 c à s d'eau bien fraîche pour la fluidifier: ne pas rajouter de lait qui alourdirait encore plus la pâte et la rendrait colllante.
Pour la cuisson, bien faire chauffer la pôele (anti- adhésive, ce qui n'empêche pas de la graisser, et pour cela, mieux vaut utiliser un beurre clarifié plutôt que de l'huile) : il faut que les crêpes soient saisies. La 1ère face est cuite lorsqu'elle fait entendre un petit crissement et bouge bien quand on agite la poêle, soit au bout d'1 min 30 environ.
Et pour tenir les crêpes au chaud: les empiler sur une assiette placée sur une casserole d'eau portée à légère ébullition et les recouvrir d'un papier aluminium.
Ne jamais mettre les crêpes au four: elles se dessècheraient.
Et voilà, maintenant, avec tous ces conseils plus aucune raison de rater ses crêpes!


Pâte à crêpes sucrées
(pour 10 crêpes)
Mêler dans l'ordre:
100 g de farine
1/2 sachet de levure (facultatif)
20 g de sucre + 1 pincée de sel
1 g de vanille en poudre
20 cl de lait + 2 c à s d'eau bien fraîche

2 oeufs entiers battus en omelette
10 g de beurre fondu
5 g de Rhum brun (facultatif)
***
Mélanger bien à fond. Passer à travers une fine passoire pour retirer les éventuels grumeaux. Laisser reposer 2 heures au frais.
Faire chauffer une poêle anti- adhésive (elle doit être bien chaude de façon à saisir la pâte sans la brûler). La graisser avec un peu de beurre (clarifié). Déposer 1 louche de pâte au centre de la poêle et l'étaler finement. Laisser cuire 1 min 30. La retourner et cuire l'autre face 1 min.
Procéder de même jusqu'à épuisement de la pâte en veillant à graisser régulièrement la poêle.